Les parents hésitent à parler d'alcool avec leurs enfants
Plus de 90 % des parents d'enfants entre 5 et 17 ans estiment qu'il est important de discuter des boissons alcoolisées avec leur progéniture, révèle une nouvelle enquête.
Plus de 90 % des parents d'enfants entre 5 et 17 ans estiment qu'il est important de discuter des boissons alcoolisées avec leur progéniture, révèle une nouvelle enquête.
L'institut de sondages Ipsos a réalisé une enquête pour Anheuser-Busch Inbev auprès de parents dans 11 pays dans le monde.
Il en ressort qu'environ 80 % des parents abordent effectivement ce sujet avec leurs enfants. Les parents n’aborderaient pas ce sujet avec eux parce qu’ils pensent qu’ils sont trop jeunes.
Des parents de Belgique, du Brésil, du Royaume-Uni et de la Russie pensent que leurs enfants sont en mesure de prendre les bonnes décisions, selon un communiqué sur le site d'AB-Inbev.
Un adulte moyen (âgé de plus de 15 ans) dans l'Union européenne consomme en moyenne 12,5 litres d'alcool pur, soit près de 3 boissons alcoolisées par jour, révèle l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son rapport de 2012 L'alcool dans l’Union européenne. Consommation, nocivité et stratégies adoptées.
Ce niveau est près de deux fois supérieur à la moyenne mondiale.
La consommation nocive et dangereuse d'alcool constitue le troisième plus grand facteur de risque de problèmes de santé au sein de l'UE. Elle est responsable de 195 000 décès chaque année, de 12 % de décès prématurés chez les hommes et de 2 % chez les femmes, selon le premier rapport d'avancement sur la mise en œuvre de la stratégie de l'UE en matière d'alcool, publié en 2009.
À l’automne, la Commission publiera une nouvelle stratégie sur la consommation d'alcool et les dommages liés à l'alcool. Elle devrait se fonder sur des thèmes principaux tels que « boire ou conduire, il faut choisir », le binge drinking et la consommation d'alcool lors de la grossesse.
Selon Carlos Brito, le directeur général d'Anheuser-Busch InBev, la recherche montre depuis longtemps que les parents exercent la plus grande influence sur l'attitude des jeunes envers l'alcool.
Les conclusions de la nouvelle enquête se basent sur cette idée. Elles révèlent également que les parents ont besoin de soutien lors des discussions avec leurs enfants, ajoute-t-il.