Les visions de Macron et Le Pen s'opposent aussi sur l’environnement

Si Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de François Hollande en matière d'environnement, Marine Le Pen veut étendre la durée de vie des centrales nucléaires.  Un article de notre partenaire le JDLE.

Journal de l'environnement
Pour Marine Le Pen, plus question d'accélérer la fermeture des centrales nucléaires.

Si Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de François Hollande en matière d’environnement, Marine Le Pen veut étendre la durée de vie des centrales nucléaires. Un article de notre partenaire le JDLE.

L’élection présidentielle n’est pas le scrutin favori des écologistes. Mais le millésime 2017 restera comme celui du désastre pour les partisans d’un modèle de développement compatible avec les limites physiques de notre environnement.

Benoît Hamon, candidat issu de la primaire de la gauche et allié de Yannick Jadot (gagnant des primaires écolo) a réalisé le pire score jamais réalisé par un candidat socialiste depuis 1969 : 6,35 %. Avec 19,6 % des voix, Jean-Luc Mélenchon, dont le programme environnemental a séduit plus d’un militant écologiste, rate de peu sa qualification.

Dans la continuité

Ce sont donc Emmanuel Macron (En Marche !) et Marine Le Pen (Front national) qui en découdront au second tour, le 3 mai prochain. Deux visions du monde, en général, et de l’environnement en particulier.

Bien qu’il s’en défende, l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande se situe résolument dans la continuité de l’action engagée par l’actuel gouvernement. Le promoteur des autocars de tourisme propose, par exemple, d’appliquer toute la loi et rien que la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de Ségolène Royal.

À coup d’emprunts, l’ancien banquier d’affaires se propose de favoriser le développement des énergies renouvelables, d’engager les territoires ultra-marins sur la voie de l’autonomie énergétique. Et de booster, grâce à des primes payées avant le démarrage des travaux, la lutte contre la précarité énergétique.

Des primes, il en faudra aussi pour inciter les automobilistes à remplacer leur vieux diesel par une voiture propre ou électrique, ou les collectivités à installer des bornes de recharge de véhicules électriques. Bref, business as usual.

Anti-éolien 

Tel n’est assurément pas le credo de sa compétitrice. Grande pourfendeuse du corpus juridique actuel, Marine Le Pen amendera sévèrement la LTECV. Plus question d’accélérer la fermeture de centrales nucléaires. Mieux, leur durée de vie sera revue à la hausse. Nationalisée, EDF récupérera l’exploitation de la totalité des centrales hydroélectriques. Si elle projette de porter un coup fatal à l’éolien, l’ancienne avocate promet de favoriser le photovoltaïque et la biomasse.

En attendant de découvrir le Graal énergétique : l’hydrogène. Espérons que cela ne nécessitera pas trop de machines étrangères, dont l’importation en masse risquerait de fausser le « protectionnisme intelligent » que ne manquera pas de mettre en place l’administration frontiste.

Amie des animaux, Marine Le Pen préconise un retour à une « agriculture innovante et humaine ». Bio, de préférence. Un basculement qu’il faudra financer sans la politique agricole commune (PAC) : la France « Bleue marine » ayant quitté l’euro et l’Europe

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