L’Espagne convoque l’ambassadeur israélien après l’interception de la flottille pour Gaza
Le ministre espagnol des Affaires étrangères a convoqué jeudi 2 octobre le chargé d’affaires israélien à Madrid après l’arrestation par Tel-Aviv, la nuit précédente, de ressortissants espagnols qui se trouvaient à bord d’une flottille humanitaire à destination de Gaza.
MADRID — S’exprimant à la télévision nationale, José Manuel Albares a exigé la « libération immédiate » des dizaines d’Espagnols détenus par Tel-Aviv.
« Ils ne représentaient aucune menace et n’avaient aucune intention de harceler qui que ce soit ou de mener une action illégale. Ils ne devraient être inculpés d’aucun chef d’accusation », a-t-il affirmé.
Le Premier ministre Pedro Sánchez a fait écho à cet appel à son arrivée au sommet de la Communauté politique européenne à Copenhague mardi. « L’Espagne garantira la protection diplomatique et les droits de ses membres », a-t-il assuré, soulignant que son gouvernement « envisagerait désormais tout type d’action » contre Israël.
Cet épisode survient dans un contexte d’escalade des tensions entre Madrid et Tel-Aviv, après que l’Espagne a imposé un embargo total sur les armes à destination de l’État hébreu début septembre afin de « mettre fin au génocide à Gaza ». L’Espagne et l’Italie ont envoyé des navires de guerre la semaine dernière pour protéger la flottille et aider à d’éventuelles opérations de sauvetage.
La ministre de la Défense, Margarita Robles, a toutefois averti que les navires espagnols n’étaient pas autorisés à entrer dans la « zone d’exclusion » déclarée par Israël au large de Gaza, exhortant les personnes à bord à éviter les « eaux dangereuses ».