L’Italie met en garde le G7 contre la montée du risque terroriste, avec la multiplication des conflits

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a ouvert le sommet des ministres de l’Intérieur du G7 en avertissant ses homologues que les conflits internationaux, en particulier au Moyen-Orient et en Ukraine, augmentent les risques d’attentats.

EURACTIV Italie
G7 Ministers of the Interior meet in Avellino
Les ministres de l’Intérieur du Canada, de la France, de l’Allemagne, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis, la vice-présidente et commissaire aux affaires intérieures de l’UE Ylva Johansson, ainsi que des représentants d’Interpol participeront au sommet. [EPA-EFE/CIRO FUSCO]

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a ouvert le sommet des ministres de l’Intérieur du G7 en avertissant ses homologues que les conflits internationaux, en particulier au Moyen-Orient et en Ukraine, augmentent les risques d’attentats.

Les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine « contribuent à une polarisation croissante de nos sociétés, augmentant le risque que certains individus embrassent des idéologies violentes et commettent des actes terroristes sur notre sol », a expliqué Matteo Piantedosi en ouverture du sommet. « Nous ne pouvons pas nous permettre d’être pris au dépourvu, nous devons renforcer notre capacité à prévenir de tels actes ».

« Il n’y a pas d’alarme, mais un état de vigilance accru », a ajouté le ministre italien de l’Intérieur.

La réunion des ministres de l’Intérieur du G7, qui se tient dans la ville de Mirabella Eclano, dans le sud de l’Italie, du 2 au 4 octobre, était hier matin consacrée aux menaces que représentent les crises internationales, en particulier les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine.

Les ministres de l’Intérieur du Canada, de la France, de l’Allemagne, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis, la commissaire aux Affaires intérieures de l’UE Ylva Johansson, ainsi que des représentants d’Interpol étaient présents.

Les discussions ont mis en évidence le « plein accord » entre les ministres, la Commission européenne et les organisations internationales sur l’importance de mettre en place « une stratégie commune pour prévenir les actions violentes ».

Un accent particulier a été mis sur « les échanges d’informations, afin de détecter les menaces potentielles à un stade précoce ».

Vendredi 4 octobre, les discussions portent sur les questions migratoires. Lors d’une interview jeudi matin, Matteo Piantedosi a affirmé le G7 pourrait être « l’occasion d’essayer de mettre en place une politique commune de contrôle des flux migratoires au niveau européen, en ouvrant des voies d’entrée légales et en réprimant sans hésitation les trafiquants [d’être humains] ».

[Édité par Anna Martino]