Malgré certains progrès, le PE recommande à la Turquie d'intensifier ses réformes [FR]
Le commissaire européen à l'élargissement, Olli Rehn, a recommandé la levée des restrictions économiques imposées à la partie nord de l'île par l'UE. Par ailleurs, le rapporteur du Parlement, Camiel Eurlings, souligne clairement dans son projet de rapport la nécessité pour la Turquie de reconnaître Chypre.
Le commissaire européen à l’élargissement, Olli Rehn, a recommandé la levée des restrictions économiques imposées à la partie nord de l’île par l’UE. Par ailleurs, le rapporteur du Parlement, Camiel Eurlings, souligne clairement dans son projet de rapport la nécessité pour la Turquie de reconnaître Chypre.
Dans l’ensemble, en ce qui concerne la démocratie et l’état de droit, le PE « regrette le ralentissement du processus de réforme ». Il indique que la non-reconnaissance de Chypre pourrait suspendre le processus de négociations.
De plus, il souligne que les négociations sont « un processus ouvert et qui ne conduit pas a priori et automatiquement à l’adhésion. » Le Parlement rappelle également que « la capacité d’absorption de la Turquie par l’UE […] est une considération importante. »
Dans son projet de rapport, le Parlement européen souligne les problèmes et avancées suivantes de la Turquie sur la voie de l’adhésion :
Problèmes:
- La Turquie doit ratifier et mettre en oeuvre le protocole étendant l’Accord d’Ankara à Chypre, qui l’oblige à ouvrir ses ports aux navires chypriotes;
- Droits de l’homme et libertés fondamentales : la Turquie doit encore faire d’importants efforts concernant la liberté d’expression, les droits des femmes, les libertés religieuses, les droits syndicaux, les droits culturels et la lutte contre la torture;
- Politiques anti-terreur : la Turquie doit trouver un équilibre entre la sécurité et la liberté, notamment concernant la question kurde;
- Question kurde : tout en reconnaissnt que « la résurgence d’activités terroristes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) constitue une grave menace pour la paix, la stabilité et la démocratie en Turquie », le rapport souligne que le dialogue politique avec les Kurdes doit être renforcé;
- La corruption reste un « problème sérieux »;
- Rôle persistant – « pour ne pas dire résurgent » – de l’armée dans la société turque
Avancées :
- Progrès dans la législation visant à lutter contre la corruption;
- La radiodiffusion en langue kurde a été autorisée par le biais de trois diffuseurs;
- « Certains progrès » concernant les droits des femmes;
- Les travaux sur la nouvelle Constitution, qui pourraient constituer une nouvelle base pour la modernisation de l’état turc.
Par ailleurs, tout en identifiant les mêmes problèmes, le commissaire européen à l’élargissement, Olli Rehn, a reconnu que :
- En général, les violations des droits humains ont diminué;
- Les coupables de crimes pour l’honneur sont désormais sévèrement punis