L’OSCE priée de venir surveiller les élections allemandes
Le gouvernement et le parti d'extrême-droite AfD ont demandé à l’OSCE de surveiller les élections allemandes en septembre. L’organisation prévoit de donner sa réponse au plus tôt en juillet. Un article d’Euractiv Allemagne.
Le gouvernement et le parti d’extrême-droite AfD ont demandé à l’OSCE de surveiller les élections allemandes en septembre. L’organisation prévoit de donner sa réponse au plus tôt en juillet. Un article d’Euractiv Allemagne.
L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a été sollicitée par le parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne), mais aussi par le gouvernement en place. Elle de décidera cependant de surveiller ou non les élections de septembre que dans le courant de l’été, selon la presse allemande. L’organisation surveille d’ordinaire des élections sensibles dans des pays où la démocratie semble fragile ou contestée.
Les spécialistes de l’organisation discuteront avec « des représentants du gouvernement, de la presse, de la société civile et des partis politiques (y compris l’AfD) », a expliqué Michael Georg Link, directeur de la section « institutions démocratiques et droits de l’Homme » de l’OSCE.
Frauke Petry et Jörg Meuthen, les dirigeants du parti d’extrême droite, ont invité l’organisation à suivre de près le vote, assurant avoir de bonnes raisons de s’inquiéter quant à leur « participation libre et juste à la campagne ».
Le parti insiste également sur le fait que des groupes de la société civile tentent de le saboter. Dans une lettre datée du 28 avril, les représentants de l’AfD expliquent que leurs affiches ont été vandalisées, que des manifestations ont convaincu certains électeurs à ne pas participer à ses événements que des hôtels leur ayant loué des chambres ont été menacés et que certains militants ont été agressés. Tout cela entrave gravement la campagne, estiment-ils.
Michael Georg Link a également révélé que le gouvernement fédéral a lui-même invité l’OCSE à garder un œil sur le scrutin, et ce dès le 6 mars. L’organisation ne prendra cependant de décision qu’après la finalisation d’un rapport sur la situation par ses experts. Les dernières élections fédérales, en 2013, avaient été surveillées.
Le parti d’extrême droite compte actuellement entre 7 et 10 % d’intention de vote, et devrait donc facilement dépasser le seuil requis de 5 % pour entrer au parlement. L’AfD est toutefois méprisé par de larges pans de la population et 15 000 personnes se sont réunies pour protester contre ses rhétoriques anti-immigrants lors de son congrès, en avril.