Pénurie de médicaments : la Grèce demande l'intervention de l'UE

Face à la pénurie de certains médicaments dans les pharmacies en Grèce, le ministre de la Santé Thanos Plevris a adressé mardi (3 janvier) une lettre à la Commission européenne réclamant « le renforcement de la production pharmaceutique » dans le club des 27.

Employment, Social Policy, Health and Consumer Affairs Council
Le ministre grec de la Santé, Athanassios M. Plevris, s'adresse à la presse avant un Conseil Emploi, politique sociale, santé et consommateurs au Conseil européen de Bruxelles, en Belgique, le 9 décembre 2022. [EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ]

Face à la pénurie de certains médicaments dans les pharmacies en Grèce, le ministre de la Santé Thanos Plevris a adressé mardi (3 janvier) une lettre à la Commission européenne réclamant « le renforcement de la production pharmaceutique » dans le club des 27.

« Il est impératif d’adopter des politiques centrales dans l’ensemble de l’UE pour régler ce problème » car « les procédures internes des États membres » ne sont pas suffisantes, a indiqué le ministre dans cette lettre adressée à la commissaire de la Santé, Stella Kyriakides.

« Le renforcement de la production dans l’UE » serait une solution, estime-t-il.

Des médias grecs ont publié mardi une liste de plus d’une centaine de médicaments manquants comprenant surtout des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des médicaments contre la fièvre et des sirops contre la toux.

Depuis octobre, l’union des pharmaciens grecs a mis en garde contre l’augmentation du nombre des médicaments manquants.

Pour y faire face, l’Organisme national des médicaments (EOF) avait interdit l’exportation de certains médicaments qui manquaient sur le marché interne.

La pénurie de médicaments a également été évoquée dans d’autres pays européens, comme en Allemagne ou en France.

Thanos Plevris a jugé que « la pénurie de médicaments était un problème mondial » et promis « la poursuite des inspections des pharmacies de gros » pour entraver les exportations des médicaments manquants.

De son côté le président de l’union des pharmacies grecques, Konstantinos Lourantos, a jugé que la situation ne cessait d' »empirer ».

« Le problème est dû à la fois au manque des matières premières mais aussi aux prix bas des médicaments sur le marché grec », ce qui pousse les compagnies pharmaceutiques à faire des exportations à des prix plus élevés, a indiqué mardi Naftemporiki, un site financier grec.

Le principal parti d’opposition de gauche Syriza a accusé le gouvernement conservateur d’« avoir tardé à intervenir », rappelant que « médecins et pharmaciens avaient prévenu du problème depuis l’année dernière ».