REACH : de nouveaux tests sanguins font monter la pression [FR]
Une étude réalisée par le WWF révèle la présence de susbstances chimiques potentiellement dangereuses dans des échantillons sanguins prélevés sur trois générations d'Européens. Les industriels dénoncent une manoeuvre destinée à "mettre la pression" sur les députés européens, à quelques semaines d'un vote décisif au Parlement.
Une étude réalisée par le WWF révèle la présence de susbstances chimiques potentiellement dangereuses dans des échantillons sanguins prélevés sur trois générations d’Européens. Les industriels dénoncent une manoeuvre destinée à « mettre la pression » sur les députés européens, à quelques semaines d’un vote décisif au Parlement.
Jeudi 6 octobre, le WWF a publié les résultats d’une étude révélant la présence de traces de 73 substances chimiques dangereuses dans le sang des grands-mères, des mères et des enfants de 13 familles européennes.
Appelée « GenerationsX« , cette étude est la dernière d’une série d’initiatives prises par les organisations de défense de l’environnement pour attirer l’attention des responsables politiques de l’UE sur les enjeux du projet de règlement REACH (lequel prévoit l’enregistrement et l’évaluation d’un grand nombre de susbstances chimiques existantes). Le Parlement européen et le Conseil des ministres de l’Union devraient chacun rendre leur décision sur REACH dans la deuxième partie du mois de novembre.
Les toxicologues divergent actuellement sur l’interprétation des données obtenues dans le cadre des études du type de celle effectuée par le WWF. La plupart admettent qu’ils manquent d’éléments pour déterminer le niveau de risque exact lié à la présence de faibles quantités de substances chimiques dans le sang humain.
Le WWF souligne de son côté que les substances d’apparition récente (retardateurs de flammes, produits chimiques perfluorés, muscs artificiels – présents notamment dans les ordinateurs, les produits textiles, les cosmétiques ou les installations électriques) ont surtout été détectées dans les organismes des cobayes les plus jeunes. La génération la plus ancienne – les grands-mères des familles soumises au test – est, quant à elle, surtout contaminée par la présence de produits aujourd’hui interdits, notamment de type DDT et PCB.