Réforme du travail en Finlande : la gauche et les syndicats en colère
Les partis de gauche et les syndicats finlandais sont mécontents de la volonté du nouveau gouvernement de droite de réformer la législation sur l’emploi et la sécurité sociale afin de stimuler l’emploi et la croissance.
Les partis de gauche et les syndicats finlandais sont mécontents de la volonté du nouveau gouvernement de droite de réformer la législation sur l’emploi ainsi que la sécurité sociale dans l’objectif de stimuler l’emploi et la croissance.
Le nouveau programme du gouvernement finlandais introduit un changement significatif dans l’approche du travail et des prestations sociales finlandaises. Le principe clé est que le travail doit toujours offrir des avantages financiers plus importants que les seules prestations sociales.
Les gouvernements précédents se sont principalement concentrés sur la mise en place d’incitations à l’emploi et à la croissance économique par le biais de mesures positives. En revanche, l’approche actuelle adopte une position plus affirmée, combinée à certaines réductions fiscales, pour encourager les individus à choisir le travail plutôt que les prestations.
Selon la dernière enquête finlandaise sur l’emploi, publiée mardi (20 juin) par Statistics Finland, le taux de chômage du pays s’élève à 6,9 %. Afin d’atteindre son objectif ambitieux d’intégrer 100 000 personnes sur le marché du travail, le gouvernement a proposé un certain nombre de mesures qui n’ont pas manqué de faire réagir la gauche.
L’une des mesures proposées consiste à réduire progressivement les allocations de chômage liées à la rémunération. Après deux mois de chômage, ces allocations seraient réduites de 20 %, et après environ huit mois, elles seraient ramenées à 75 % de leur niveau initial. Il est toutefois important de noter que la durée de ces allocations restera inchangée, à savoir 300, 400 ou 500 jours selon les cas.
Les détracteurs des réformes proposées restent méfiants face à des détails techniques complexes, un élément en particulier suscitant des inquiétudes : les travailleurs ne seront plus rémunérés pour leur premier jour de congé maladie.
Parmi les réformes controversées figure aussi l’extension des négociations locales aux entreprises ne relevant pas du champ d’application des accords nationaux centralisés. En outre, des règles plus strictes, assorties de sanctions, seront introduites pour décourager les grèves et les actions syndicales à caractère politique.
Les trois principaux syndicats ont exprimé des objections, accusant le gouvernement de réduire leur influence sur le marché du travail.
Le programme du gouvernement a été décrit comme « déséquilibré » et fortement influencé par les organisations patronales. La tension monte alors que les réformes risquent d’être approuvées par le Parlement, et des manifestations se préparent pour l’automne prochain.