Rome adresse un ultimatum à l'Europe sur la répartition des migrants
Rome menace de cesser de payer sa contribution au budget européen si Bruxelles ne résout pas immédiatement la question de la répartition des migrants. Un article de notre partenaire, Ouest-France.
Rome menace de cesser de payer sa contribution au budget européen si Bruxelles ne résout pas immédiatement la question de la répartition des migrants. Un article de notre partenaire, Ouest-France.
Le navire des garde-côtes italiens Diciotti est au port de Catane, en Sicile, avec 150 migrants à bord. Le gouvernement italien ne les laisse pas descendre et a sommé la Commission européenne de parvenir à un accord sur la répartition de ces personnes sinon il suspendra la contribution italienne au budget de l’Union européenne. Elle a donné jusqu’à ce vendredi 24 août pour qu’une solution soit trouvée.
Luigi di Maio, vice-président du Conseil italien, a donné jusqu’à ce vendredi 24 août à la Commission européenne pour parvenir à un accord sur la répartition des migrants bloqués à bord d’un navire de la garde-côte italienne dans le port de Catane, en Sicile.
Si Bruxelles n’y arrive pas, a-t-il ajouté, son Mouvement 5 étoiles, au pouvoir dans le cadre d’une coalition avec la Ligue (extrême droite), est prêt à suspendre la contribution italienne au budget de l’Union européenne à compter de l’année prochaine.
27 mineurs débarqués
Le gouvernement italien a appelé mercredi ses partenaires européens à accueillir une partie des migrants secourus la semaine dernière en mer qui attendent à bord du Diciotti. Le bâtiment des gardes-côtes italiens a pu accoster lundi soir dans le port de Catane avec 177 migrants à son bord. Vingt-sept mineurs ont été autorisés à débarquer mercredi soir, mais pas les 150 adultes qui sont toujours confinés à bord.
La Commission européenne a annoncé qu’elle travaillait sur une solution similaire à celle trouvée la semaine dernière avec Malte pour les passagers de L’Aquarius. Malte a accepté d’accueillir le navire humanitaire dans le cadre d’un accord européen qui prévoit la répartition de la majeure partie des 141 migrants à son bord vers cinq pays européens, dont la France et l’Espagne.
