Royaume-Uni : un nouveau projet de loi pour faire face aux attaques terroristes

Selon un communiqué de presse publié mardi par le Bureau de I'Intérieur, le projet de législation, appelé loi de Martyn (Martyn's law), renforcera la sécurité dans les lieux de rencontres et permettra de mieux préparer et protéger le pays contre les attaques terroristes.

Euractiv.com
Parsons green aftermath
La loi de Martyn suivra un modèle à plusieurs niveaux pour certains lieux en fonction de la capacité des installations ou de l’événement et de l’activité qui s’y déroule, « afin d’éviter toute charge inutile pour les entreprises », indique le communiqué de presse. [EPA-EFE/FACUNDO ARRIZABALAGA]

Selon un communiqué de presse publié mardi par le Bureau de I’Intérieur, le projet de législation, appelé loi de Martyn (Martyn’s law), renforcera la sécurité dans les lieux de rencontres et permettra de mieux préparer et protéger le pays contre les attaques terroristes.

La loi de Martyn suivra un modèle à plusieurs niveaux pour certains lieux en fonction de la capacité des installations ou de l’événement et de l’activité qui s’y déroule, « afin d’éviter toute charge inutile pour les entreprises », indique le communiqué de presse.

« La menace terroriste est permanente. Ces dernières années, nous avons vu des terroristes prendre pour cible le public dans un large éventail de lieux, causant des morts et des blessés parmi des personnes innocentes qui vaquaient à leurs occupations quotidiennes », a déclaré le ministre de la Sécurité, Tom Tugendhat.

La loi de Martyn a été nommée d’après Martyn Hett qui a été tué, avec 21 autres personnes, dans l’attaque terroriste de la Manchester Arena en 2017 lors d’un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande.

À peu près au même moment que l’attentat, l’UE — qui comprenait encore le Royaume-Uni à l’époque — a adopté diverses mesures pour lutter contre le terrorisme en réponse à une série d’attaques depuis 2015. L’UE a appelé les États membres à mettre en œuvre des mesures pour assurer la sécurité des citoyens, prévenir la radicalisation et sauvegarder les valeurs, et à coopérer avec les partenaires internationaux.

Le projet de loi fera l’objet d’un examen prélégislatif par la commission des affaires intérieures (Home Affairs Select Committee) avant d’être présenté officiellement, ajoute le communiqué de presse.