Sanader : la Croatie entend "aller de l'avant" [FR]
La Croatie "va de l'avant et il n'y a aucune raison de se montrer triste ou déçu", a déclaré le premier ministre croate Ivo Sanader en réaction à la décision de l'Union européenne de repousser l'ouverture des négociations d'adhésion avec Zagreb.
La Croatie « va de l’avant et il n’y a aucune raison de se montrer triste ou déçu », a déclaré le premier ministre croate Ivo Sanader en réaction à la décision de l’Union européenne de repousser l’ouverture des négociations d’adhésion avec Zagreb.
Réagissant à la décision des ministres des affaires étrangères de l’UE de reporter la date d’ouverture des négociations avec Zagreb, le premier ministre croate Ivo Sanader a déclaré que, même s’il « ne pouvait pas être heureux » d’une telle issue, il se satisfaisait néanmoins du fait que l’Union ait adopté un « cadre de négociation » devant servir de base à de futures discussions. Selon M. Sanader, les ministres européens des affaires étrangères n’ont pas conclu que « la Croatie n’a pas fait tout son possible [pour capturer le général Ante Gotovina, accusé de crimes de guerre par le TPI de La Haye] », et seuls quatre ou cinq Etats membres se sont opposés à une ouverture immédiate des négociations (sept Etats y étant favorables, le reste demeurant neutre).
Le ministre croate des affaires étrangères a également indiqué que les autorités de Zagreb n’entendaient pas intensifier leur efforts en vue de la capture de Gotovina, pour la simple raison qu’elles « coopéraient déjà pleinement avec le tribunal de La Haye ».
Le président croate, Stjepan Mesic, a estimé que son pays ne devait « pas se désespérer, mais plutôt faire en sorte de remplir les critères requis ».
Les dirigeants des deux principales formations politiques du pays ont déclaré que Zagreb devait continuer ses préparatifs en vue de sa future entrée dans l’UE. « Ce n’est pas parce que Bruxelles se trompe au sujet de la Croatie que la Croatie doit se tromper à propos d’elle-même », a ainsi affirmé Iva Racan, chef de file du Parti social-démocrate (opposition).