Sommet de l'OTAN : comment relever le défi afghan? [FR]

Le sommet de l'OTAN, qui se tiendra à Riga les 27 et 28 novembre 2006, tentera de déterminer quelles troupes devront faire face au danger croissant en Afghanistan.

Le sommet de l’OTAN, qui se tiendra à Riga les 27 et 28 novembre 2006, tentera de déterminer quelles troupes devront faire face au danger croissant en Afghanistan.

Qui se rend dans les zones dangereuses en Afghanistan, un pays déchiré par la guerre? Les Britanniques, les Néerlandais et les Canadiens sont déjà sur place tandis que les Allemands, les Italiens, les Français et les Espagnols préfèreraient éviter. Concrètement, les troupes de ces derniers ont été cantonnées dans le nord relativement calme du pays et se tiennent à distance du sud, sous couvert d’accords dits ‘de réserve’.

Selon Nicholas Burns, le sous-secrétaire d’Etat américain pour les affaires politiques, cette situation pose problème : « Ceci veut essentiellement dire que si le commandant en chef décide de redéployer des troupes pour faire face à une urgence, il ne peut agir rapidement; il doit solliciter l’aval de chaque capitale de la coalition, ce qui nous ralentit et nous empêche d’accomplir notre mission ». Lors du sommet de l’OTAN des 27 et 28 novembre 2006 à Riga, capitale lettone, N. Burns a qualifié l’Afghanistan de « question prioritaire ».

La chancelière allemande, Angela Merkel, a toutefois exclu tout transfert des troupes allemandes vers le sud.

Le Sommet abordera aussi le thème d’un renforcement possible du rôle de l’OTAN afin que l’organisation devienne une alliance mondiale, plutôt que transatlantique. Cette évolution impliquerait de resserrer les liens avec l’Australie, la Corée du Sud et le Japon, qui ont déjà des troupes stationnées en Afghanistan. La France y est opposée.

La question plus largement stratégique du contrôle russe sur l’approvisionnement européen en gaz et les oléoducs sera aussi débattue en marge du sommet.