Soutien massif pour Sarkozy

La très confortable élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP pourrait annoncer l'avènement d'une droite plus populiste en France. Dans un discours prononcé devant le congrès de sa formation, M. Sarkozy a exprimé le souhait que la Turquie devienne un Etat "associé" à l'UE. 

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La très confortable élection de Nicolas Sarkozy
à la présidence de l’UMP pourrait annoncer
l’avènement d’une droite plus populiste en
France. Dans un discours prononcé devant le congrès
de sa formation, M. Sarkozy a exprimé le souhait que la
Turquie devienne un Etat « associé » à
l’UE. 

Au terme d’un
congrès considéré par de nombreux
observateurs comme un véritable « sacre »
à l’américaine, le ministre des finances
Nicolas Sarkozy, âgé de 49 ans, a été
élu président de l’UMP (« Union pour un
Mouvement Populaire ») ce dimanche 28 novembre au
Bourget, dans la banlieue parisienne. M. Sarkozy doit
maintenant démissionner de ses fonctions au
gouvernement pour se consacrer à la
préparation des élections présidentielles de
2007, qui pourraient le voir se présenter
face à Jacques Chirac.  

Nicolas Sarkozy s’est bâti une réputation
de réformateur pragmatique et populiste,
s’employant à restaurer la confiance au sein de
l’opinion publique française. Dans son premier
discours prononcé en tant que président de
l’UMP, M. Sarkozy a notamment affirmé que
l’objectif de la politique ne devait pas consister
à réduire les richesses existantes, mais à
créer de nouvelles richesses susceptibles de financer
le coût des politiques sociales.

Nicolas Sarkozy a souvent adopté des positions
hostiles à certaines politiques de l’Union
européenne. Il a notamment remis en cause le droit des
nouveaux Etats membres à bénéficier de la
manne des fonds de cohésion, tout en instaurant
dans le même temps des taux d’imposition
sur les entreprises extrêmement bas. Partisan de la
création de champions industriels nationaux, il a
notamment contribué au sauvetage (peu
apprécié par la DG Concurrence en son temps) du
géant Alstom.     

A propos de la candidature turque à l’entrée
dans l’UE, Nicolas Sarkozy a clairement affiché sa
position, indiquant qu’il souhaitait que la
Turquie soit « associée », et non
« intégrée » à
l’Union.