Turquie : N. Sarkozy assouplit sa position [FR]

Malgré son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'UE, le président français N. Sarkozy a indiqué qu'il ne bloquerait pas les négociations d'adhésion en cours avant le Sommet de juin, précisant que le "véritable rendez-vous" aurait lieu en décembre.

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Malgré son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’UE, le président français N. Sarkozy a indiqué qu’il ne bloquerait pas les négociations d’adhésion en cours avant le Sommet de juin, précisant que le « véritable rendez-vous » aurait lieu en décembre.

Le dirigeant français a déclaré qu’il concentrerait ses efforts sur un nouveau « traité simplifié » et sur le blocage institutionnel plutôt que sur la question de l’adhésion de la Turquie à l’UE, suggérant qu’il n’opposerait pas son veto aux négociations actuelles. 

Il a déclaré aux journalistes le 28 mai 2007 à Paris : « Ma priorité, comme celle du président Prodi, c’est la réussite de la présidence allemande et du Conseil européen des 21 et 22 juin ». 

La Turquie espère ouvrir, sous la présidence allemande avant fin juin 2007, des négociations dans trois nouveaux domaines de négociation : les « chapitres » relatifs aux statistiques, au contrôle financier et à la politique économique et monétaire. 

Jusqu’à maintenant, deux chapitres de négociation ont été ouverts, dans les domaines de la science et de la recherche, et dans celui de la politique industrielle. Le rythme des négociations s’est néanmoins ralenti depuis que l’UE a décidé de suspendre les négociations dans huit des 35 domaines de négociation, en raison du manque de progression sur la question chypriote. 

Malgré la marge de manœuvre dont dispose la Turquie actuellement, la question devrait revenir à l’ordre du jour. N. Sarkozy a déclaré : « Le véritable rendez-vous est en décembre 2007 », lorsque les dirigeants de l’UE discuteront de la poursuite de l’élargissement de l’UE lors du sommet européen.

Le commissaire à l’élargissement, Olli Rehn, a déclaré au Figaro : « Le nouveau président français fait preuve d’une attitude responsable. Il est préférable de continuer le processus de négociation avec la Turquie. »

N. Sarkozy a cependant affirmé qu’il souhaitait finalement proposer à la Turquie un « partenariat privilégié » au lieu d’une véritable adhésion à l’UE. De plus, l’idée d’une « Union méditerranéenne » récemment exposée, qui comprendrait la France et la Turquie, ainsi que l’Espagne, le Portugal, l’Italie, Malte, Chypre, la Grèce et certains autres pays nord-africains, ont soulevé des controverses à Ankara.