Une grande alliance d’extrême droite au Parlement européen serait « très difficile », selon le parti espagnol Vox
Une alliance au Parlement européen entre le groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE) et le groupe d’extrême droite Identité et Démocratie (ID) de Marine Le Pen ou l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) est « très difficile », a déclaré mercredi Jorge Buxadé, tête de liste de Vox aux Européennes.
Une alliance au Parlement européen entre le groupe des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) et le groupe d’extrême droite Identité et Démocratie (ID) de Marine Le Pen ou l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) est « très difficile », a déclaré mercredi (29 mai) Jorge Buxadé, tête de liste de Vox aux Européennes, parti espagnol d’extrême droite.
Dans le cadre d’une série de conférences avec les têtes de liste aux élections européennes organisées par EFE à Madrid, M. Buxadé a clairement indiqué que toute alliance potentielle avec les partis d’extrême droite au Parlement européen exclurait l’AfD.
Toutefois, il n’a pas totalement exclu de coopérer avec les deux autres groupes sur des « dossiers patriotiques » spécifiques, tels que l’immigration.
Vox, troisième force du parlement espagnol, est en troisième position dans les sondages avant les élections européennes, derrière le Partido Popular (PP, Parti populaire européen/PPE), principal parti d’opposition, et le Parti socialiste-ouvrier espagnol (PSOE, Socialistes et Démocrates européens/S&D) du Premier ministre Pedro Sánchez, qui est en deuxième position.
La quatrième place reviendrait à la plateforme de gauche Sumar, dirigée par la vice-première ministre Yolanda Díaz, partenaire junior du gouvernement dirigé par le PSOE de M. Sánchez.
Selon M. Buxadé, qui est actuellement vice-président du groupe CRE, Vox s’est engagé à créer une grande alliance de tous les partis « patriotes, conservateurs et identitaires» de l’UE, faisant ainsi écho au slogan de l’ancien président américain et actuel candidat républicain Donald Trump, mais appliqué à l’Europe : « Europe first » (« l’Europe d’abord »).
Selon Vox, « créer un grand groupe [au Parlement européen] est très difficile », c’est pourquoi, selon M. Buxadé, il est important d’identifier « cinq ou six points » sur lesquels tous les partis idéologiquement proches pourraient s’unir.
S’il est difficile de parvenir à une unité totale de critères entre les formations « ultra », il devrait être possible de parvenir à un accord sur certaines questions clés de « l’agenda patriotique ». Cela comprend notamment la souveraineté des nations et d’autres sujets qui devraient être placés avant ce que Vox considère comme la bureaucratie démesurée de Bruxelles.
Une « grande alliance » de l’extrême droite
Dans ce sens, l’unification de certains partis « patriotes » de l’UE a été évidente lors de l’événement Europa Viva 24 organisé par Vox à Madrid la semaine dernière, auquel la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le leader du groupe CRE et le Premier ministre hongrois Viktor Orbán ont pris part par vidéoconférence.
M. Buxadé a ajouté que des alliances entre les différentes familles « ultra » européennes pourraient être forgées sur d’autres questions, y compris une réforme éventuelle des traités, la lutte contre l’immigration irrégulière, la politique énergétique et l’abrogation du Pacte vert pour l’Europe (Green Deal).
« Si nous formons une grande alliance sur ces cinq points, le Parlement européen changera, et si le Parlement européen change, la Commission européenne changera ; et si le Parlement change et la Commission change, le peuple espagnol sera plus heureux », a souligné M. Buxadé.