Violences sexistes et sexuelles : des eurodéputés interpellent le ministre du Travail tchèque

Le ministre du Travail et des Affaires sociales, Marian Jurečka, a évoqué la lutte contre les violences sexistes et sexuelles comme sujet majeur lors de la présentation au Parlement européen des priorités de la présidence tchèque à la présidence du Conseil de l’UE.

EURACTIV République tchèque
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Parmi les priorités tchèques pour la présidence du Conseil de l’UE figurent l’écart de rémunération entre les genres, la directive sur la transparence, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et l’accessibilité aux soins. En outre, la République tchèque souhaite se concentrer sur la prévention des violences domestiques et sexuelles. [Shutterstock/nito]

Le ministre du Travail et des Affaires sociales, Marian Jurečka, a évoqué la lutte contre les violences sexistes et sexuelles comme sujet majeur lors de la présentation au Parlement européen des priorités de la présidence tchèque à la présidence du Conseil de l’UE.

C’est sans manquer de susciter de sérieuses questions sur la réticence de la République tchèque à ratifier la Convention d’Istanbul relative aux violences faites aux femmes.

Parmi les priorités tchèques pour la présidence du Conseil de l’UE figurent l’écart de rémunération entre les genres, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et l’accessibilité aux soins. La République tchèque a dit vouloir se concentrer sur la prévention des violences sexistes et sexuelles.

« Dans le domaine de la prévention des violences sexistes et sexuelles et de l’aide aux victimes, la présidence tchèque poursuivra les négociations sur la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe », a déclaré M. Jurečka mardi (12 juin) à Bruxelles.

La Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes n’a pas encore été ratifiée par l’ensemble de l’UE. Il manque actuellement la ratification de six États membres de l’UE, dont la République tchèque.

« Il est très important pour notre commission que tous les États membres ratifient la Convention d’Istanbul », a déclaré l’eurodéputée écologiste Diana Riba i Giner, en réaction au commentaire de M. Jurečka.

« Peut-être que la présidence tchèque de l’UE constitue le bon moment pour que la République tchèque la ratifie enfin », a-t-elle ajouté.

La question de la ratification du traité d’Istanbul a également été soulevée par les eurodéputées Heléne Fritzon, du S&D, et Christine Schneider, du PPE.

« Bien sûr, c’est une question sensible pour certains États et il est nécessaire de respecter certaines de leurs positions », a répondu M. Jurečka. Il a également indiqué que la présidence tchèque de l’UE s’efforcera de trouver un compromis avec les autres États membres qui ne sont pas encore signataires.

[Edité par Théo Bourgery]