Pour une Union européenne démocratique, efficace et protectrice, osons le fédéralisme !

L’Union des fédéralistes européens salue l’engagement de la présidente de la Commission en faveur de la convocation rapide d’une Convention pour réformer l’Union sur fond de désaccords au Conseil, et ce, malgré les soutiens du chancelier Olaf Scholz et du président Emmanuel Macron.

« Une réforme des traités doit permettre une démocratie européenne plus efficace avec la reconnaissance du droit d'initiative au Parlement européen et la fin du droit de veto au Conseil ». [CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA-EFE]

L’Union des fédéralistes européens (UEF) salue l’engagement de la présidente de la Commission en faveur de la convocation rapide d’une Convention pour réformer l’Union sur fond de désaccords au Conseil, et ce, malgré les soutiens du chancelier Olaf Scholz et du président Emmanuel Macron. Le Parlement européen avait formulé en juin cette proposition à la suite de la Conférence sur l’avenir de l’Europe qui a pris fin au mois de mai dernier.

L’UEF est une organisation non gouvernementale transpartisane dont le but est de promouvoir une Europe fédérale. 

Cette proposition de Convention intervient au moment où l’agression de l’Ukraine par le régime de Vladimir Poutine concentre naturellement toute l’attention. La présidente a détaillé plusieurs actions rapides pour y répondre. Elles doivent contribuer à soutenir l’Ukraine dans sa lutte, tout en contrecarrant la menace sur la sécurité énergétique de l’Europe et le pouvoir d’achat de nos concitoyens. L’actualité environnementale, avec l’été caniculaire et les catastrophes naturelles de ces derniers mois, a permis de rappeler aussi l’impératif de répondre efficacement à la crise climatique.

La situation doit nous pousser à adapter sans tarder l’Union européenne aux défis d’aujourd’hui. La solidarité et la coordination entre les Etats membres sont les clés de l’efficacité pour garantir la sécurité des Européens et des Européennes. Après la Conférence sur l’avenir de l’Europe, il est donc temps de convoquer une Convention, qui rédigera un nouveau traité.

Cette réforme doit permettre une démocratie européenne plus efficace avec la reconnaissance du droit d’initiative au Parlement européen et la fin du droit de veto au Conseil. Elle doit permettre à l’Union d’élargir ses moyens d’action en assurant de nouvelles prérogatives en matière de santé, d’énergie, de lutte contre le changement climatique, de défense ou de politique sociale. Elle doit aussi élever l’Union au rang de puissance d’équilibre, dotée d’une politique étrangère commune, capable de défendre ses valeurs et son modèle démocratique, ce qu’approuvent plus de 8 Européens sur 10.

Cette transformation de l’Union est un prérequis nécessaire pour accueillir à l’avenir de nouveaux Etats membres, comme cela a été promis à l’Ukraine. Elle doit être démocratique pour être légitime et susciter l’adhésion des peuples : cela a un nom, une fédération ou une république fédérale européenne. La coalition de gouvernement allemande soutient cette évolution et 6 Français sur 10 sont favorables à cette proposition d’une Europe fédérale (2).

C’est pourquoi, l’Union des fédéralistes européens – France encourage les États membres à saisir l’opportunité d’une Convention proposée par le Parlement européen et la Commission pour engager au plus vite une réforme fédérale de l’Union européenne.