Telos : "Un euro fort ne favorise pas les réformes"
Selon Eric Chaney, auteur d’un article publié en novembre 2006 par Telos, l’euro fort ne stimulera pas la productivité des entreprises et n’encouragera pas les gouvernements à opérer les réformes structurelles nécessaires en Europe.
Selon Eric Chaney, auteur d’un article publié en novembre 2006 par Telos, l’euro fort ne stimulera pas la productivité des entreprises et n’encouragera pas les gouvernements à opérer les réformes structurelles nécessaires en Europe.
Eric Chaney soulève au départ deux questions, l’une d’ordre conjoncturelle, l’autre structurelle : l’euro continuera-t-il à être la seule variable d’ajustement face à la dépréciation cyclique du dollar? Un euro fort est-il un moyen de pression efficace pour les réformes de fond dont l’Europe a tant besoin?
A la première, il répond qu’il n’y a pas de raison strictement économique pour que l’ajustement continue de peser uniquement sur l’euro, à moyen terme en tout cas. A la seconde, il soutient qu’un euro fort n’est pas propice aux réformes, car il agit comme une subvention au bénéfice des secteurs protégés, rigides et peu productifs, au détriment des secteurs exposés, flexibles et innovateurs. Hors, plus une activité est protégée et subventionnée, plus ses acteurs s’opposent aux changements. Il se pourrait donc qu’à la longue, un euro excessivement fort devienne un obstacle aux réformes.
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