Après l’épisode de la possible démission de Pedro Sánchez, le Parti socialiste en tête d’un sondage

Le Parti socialiste-ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sánchez est en tête d’un sondage publié lundi (29 avril), ce qui pourrait être le signe que la « lettre aux citoyens » du Premier ministre, dans laquelle il évoquait une possible démission la semaine dernière, pourrait avoir joué en faveur de son parti.

EFE avec EURACTIV.com
Gathering in support of Spain’s Prime Minister Pedro Sanchez in Madrid
Si les élections avaient lieu aujourd’hui, le PSOE (Socialistes et Démocrates européens) de M. Sánchez les remporteraient avec une avance de 9,4 % sur la principale force d’opposition, le Partido Popular (PP, Parti populaire européen), selon un récent sondage. [EPA-EFE/BORJA SANCHEZ-TRILLO]

Le Parti socialiste-ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sánchez est en tête d’un sondage publié lundi (29 avril), avant les élections européennes de juin, ce qui pourrait être le signe que la « lettre aux citoyens » du Premier ministre, dans laquelle il évoquait une possible démission la semaine dernière, pourrait avoir joué en faveur de son parti.

Si les élections avaient lieu aujourd’hui, le PSOE (Socialistes et Démocrates européens) de M. Sánchez les remporteraient avec une avance de 9,4 % sur la principale force d’opposition, le Partido Popular (PP, Parti populaire européen), selon un sondage basé sur 1 809 entretiens téléphoniques réalisés vendredi dernier (26 avril) par l’institut de recherche public CIS. Il ressort de cette enquête que le PSOE recueille 38,6 % des intentions de vote, devançant le PP, crédité de 29,2 % des voix.

Ce sondage intervient après que M. Sánchez annonce, mercredi dernier (24 avril), qu’il prenait cinq jours pour réfléchir et décider de son avenir politique. Cette annonce, communiquée dans une lettre, était liée à l’enquête ouverte par un juge madrilène sur la femme du Premier ministre, Begoña Gómez, pour des allégations de corruption et de trafic d’influence.

Le procès a été intenté par Manos Limpias (Mains propres), un groupe fondé par Miguel Bernad, un avocat ayant fait de la politique et lié à l’extrême droite espagnole, qui a reconnu jeudi (25 avril) que les accusations portées contre Mme Gómez étaient fondées sur des articles de presse de droite et d’extrême droite.

Suite à l’annonce de mercredi, il avait été envisagé que M. Sánchez démissionne ou que de nouvelles élections soient organisées. L’actuel Premier ministre a toutefois annoncé lundi sa décision de rester en poste, déclarant qu’il souhaitait contribuer à « nettoyer » la politique espagnole de l’atmosphère « toxique » qui, selon lui, a été créée par le PP, première force au parlement espagnol, et le parti d’extrême droite Vox, troisième parti au sein de l’hémicycle.

Selon le sondage, Vox serait à nouveau la troisième force, avec 11 % des intentions de vote, et le partenaire de coalition du PSOE au gouvernement, la plateforme de gauche Sumar, obtiendrait quant à elle 7,2 %.

Le parti de gauche Podemos, ancien membre de Sumar, dont il s’est séparé en raison d’une rivalité personnelle entre leurs dirigeants, tomberait à 2,6 %, tandis que le parti séparatiste catalan de droite Ensemble pour la Catalogne (JxCat) de l’ancien président de la région Carles Puigdemont et son rival de gauche Gauche républicaine de Catalogne (ERC) obtiendraient respectivement 1,4 % et 1,2 %.

Les partis politiques indépendantistes du Pays basque, le Parti nationaliste basque (PNV) et son rival d’extrême gauche Réunir le Pays basque (EH-Bildu), devraient également recevoir moins de soutien que lors des dernières élections, selon le sondage.

Les principaux soutiens parlementaires à la stabilité du gouvernement de M. Sánchez proviennent de JXCat et de l’ERC, ainsi que du PNV et de EH-Bildu.

Dans les prochains jours, l’Espagne entrera dans une période électorale intense qui débutera par les élections en Catalogne le 12 mai, qui auront un impact direct sur le gouvernement de M. Sánchez, car l’approbation du budget pour cette année dépendra de leur résultat. Elles seront suivies par les élections européennes du 9 juin.

[Édité par Anna Martino]