Automobile : le vice-premier ministre italien, Matteo Salvini, alerte sur un potentiel « suicide » économique de l’UE
Le vice-premier ministre italien et ministre des Infrastructures, Matteo Salvini, a vivement critiqué le projet de l’Union européenne (UE) d’interdire la vente de voitures à moteur à combustion interne d’ici 2035, le qualifiant de « suicide » économique qui ne ferait qu’aider la Chine.
Le vice-premier ministre italien et ministre des Infrastructures, Matteo Salvini, a vivement critiqué le projet de l’Union européenne (UE) d’interdire la vente de voitures à moteur à combustion interne d’ici 2035, le qualifiant de « suicide » économique qui ne ferait qu’aider la Chine.
Matteo Salvini a évoqué les projets de révision de la date d’élimination des moteurs à combustion prévue par l’UE lors du Conseil « Transports » de l’UE qui s’est tenu à Bruxelles jeudi 5 décembre.
Il s’agirait d’un « incroyable cadeau à la Chine » et d’un « suicide » pour l’économie, l’industrie et le tissu social de l’Europe, a-t-il affirmé.
L’italien a également profité de l’occasion pour critiquer la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, affirmant que son leadership avait été responsable d’« erreurs dévastatrices » au cours de son premier mandat.
Le chef de file de la Lega (Patriotes pour l’Europe) a exprimé l’espoir que la présidente de la Commission change de cap et reconnaisse l’impact de ses politiques sur l’industrie européenne.
En revanche, le responsable politique italien s’est montré plus confiant envers le nouveau commissaire européen aux Transports, Apostolos Tzitzikostas, qu’il a rencontré dans la soirée de mercredi.
Selon Matteo Salvini, Apostolos Tzitzikostas aurait fait preuve de compréhension quant aux risques encourus, en particulier les troubles sociaux potentiels causés par les « 14 millions d’emplois menacés » dans le secteur automobile.
« Le nouveau commissaire s’est déjà engagé à introduire un paquet de soutien pour le secteur automobile au cours de ses 100 premiers jours. L’Italie sera à ses côtés dans cet effort », a ajouté le responsable politique italien.
Matteo Salvini ne s’est pas retenu de critiquer d’autres fonctionnaires européens, en particulier la nouvelle vice-présidente exécutive de la Commission pour une Transition juste, propre et compétitive, Teresa Ribera.
Cette dernière a défendu avec ardeur l’objectif d’émissions pour 2035, et Matteo Salvini a qualifié sa position « déconnectée de la réalité ».
« Ses commentaires sont ceux d’une martienne (…). Prétendre que tout va bien alors que des usines ferment et que des emplois sont perdus est irresponsable », a-t-il tempêté.
« Ceux qui continuent à plaider en faveur d’une interdiction des moteurs à essence et diesel sont, soit ignorants, soit malavisés, soit préservent des intérêts extérieurs qui ne sont pas alignés sur les besoins de l’Europe », a estimé Matteo Salvini, précisant que « la France est la première de la liste ».
« Il est embarrassant et incroyable de voir le gouvernement français, qui est maintenant en plein désarroi, continuer sur cette voie sans tenir compte des conséquences », a insisté le chef de file de la Lega.
À l’inverse, il a félicité l’Allemagne pour avoir « progressivement adopté une position plus raisonnable » afin d’éviter les pénalités pour les entreprises qui ne convertissent pas leur production.