Dette commune : les Verts finlandais sont pour, seuls contre tous

Le parti écologiste est le seul parti finlandais à envisager la possibilité de contracter une nouvelle dette commune européenne, selon une nouvelle enquête demandée par le journal Helsingin Sanomat et réalisée par la société d’études Kantar Public.

Euractiv.com
Helsinki
« La Finlande ne voit pas la nécessité d’un nouveau fonds. Nous devrions utiliser les fonds existants de manière flexible pour soutenir la compétitivité et la transition écologique », a indiqué à EURACTIV Tytti Tuppurainen (SDP), ministre des Affaires européennes et de l’Orientation de la propriété, interrogée sur son opinion au sujet du projet de Fonds européen de souveraineté. [[EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ]]

Le parti écologiste est le seul parti finlandais à envisager la possibilité de contracter une nouvelle dette commune européenne, selon une nouvelle enquête demandée par le journal Helsingin Sanomat et réalisée par la société d’études Kantar Public.

Les autres partis politiques et la plupart des Finlandais, quant à eux, restent fermement opposés à tout nouveau round de dette commune européenne à l’approche des élections législatives du 2 avril prochain.

La dette commune serait une manière de financer le fonds de souveraineté européenne, afin de soutenir des projets européens dits « stratégiques », dont le but ultime serait la décarbonation de l’économie européenne.

« La Finlande ne voit pas la nécessité d’un nouveau fonds. Nous devrions utiliser les fonds existants de manière flexible pour soutenir la compétitivité et la transition écologique », a indiqué à EURACTIV Tytti Tuppurainen (SDP), ministre des Affaires européennes et de l’Orientation de la propriété, interrogée sur son opinion au sujet du projet de Fonds européen de souveraineté.

Le Parti libéral-conservateur de la coalition nationale et les nationalistes ont fait écho à cette déclaration.

De même, le Parti populiste des Finlandais a déclaré que « les pays ne devraient pas être autorisés à vivre aux dépens des autres ». De son côté, l’Alliance de gauche a indiqué qu’elle préférerait d’autres moyens que la dette commune pour financer les investissements, bien que le parti n’ait pas donné plus de détails sur les types de mesures.

Les partis ont évité de parler de l’avenir de l’UE et en particulier des dettes communes lors des débats préélectoraux, en partie parce que ces questions semblent diviser l’électorat.

En effet, 52 % des Finlandais ont déclaré qu’ils n’autoriseraient pas l’UE à contracter une nouvelle dette commune, tandis que 19 % l’autoriseraient et que le reste n’a pas d’opinion, selon un nouveau sondage.