L'Italie, premier défi pour le "nouveau" pacte de stabilité [FR]
La Commission a indiqué à plusieurs reprises qu'elle entendait veiller à la stricte application de la nouvelle mouture du pacte de stabilité. L'Italie et le Portugal se trouvent actuellement sur la sellette, alors que les Pays-Bas et la Grèce sont parvenus à rétablir la situation de leurs finances publiques.
La Commission a indiqué à plusieurs reprises qu’elle entendait veiller à la stricte application de la nouvelle mouture du pacte de stabilité. L’Italie et le Portugal se trouvent actuellement sur la sellette, alors que les Pays-Bas et la Grèce sont parvenus à rétablir la situation de leurs finances publiques.
L’Italie devrait constituer le premier test sérieux pour la nouvelle version du Pacte de stabilité : le Commissaire aux affaires économiques et monétaires, Joaquín Almunia, a en effet annoncé hier que la Commission allait engager une procédure de déficit excessif à l’encontre de Rome au mois de juin prochain.
Selon les prévisions établies par la Commission, le pays s’achemine vers un déficit de 3,6% de son PIB en 2005, et de 4,6% en 2006. L’Italie n’est pas non plus tirée d’affaire concernant ses comptes budgétaires pour les exercices 2003 et 2004, aucun de ceux-ci n’ayant encore reçu l’aval d’Eurostat. « La Commission veut appliquer le nouveau pacte avec rigueur pour garantir la stabilité budgétaire », déclarait hier le Commissaire Almunia.
Le Portugal, qui devrait – selon la Commission – afficher un déficit de 4,9% de son PIB cette année, a obtenu un délai de grâce jusqu’au mois de mai, date à laquelle le nouveau gouvernement doit présenter sa propre version du programme de stabilisation budgétaire du pays.
Par ailleurs, lors de la réunion du Conseil EcoFin organisée mardi 12 avril à Luxembourg, les ministres des finances de l’Union ont décidé de mettre fin à la procédure de déficit excessif visant la Grèce. Les Pays-Bas devraient pouvoir bénéficier d’une telle mesure dans les prochaines semaines.