La BCE relève de nouveau ses taux d'intérêt [FR]

La Banque centrale européenne a relevé ses taux d'intérêt pour la deuxième fois depuis décembre et a indiqué qu'elle procéderait à de nouvelles hausses.

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La Banque centrale européenne a relevé ses taux d’intérêt pour la deuxième fois depuis décembre et a indiqué qu’elle procéderait à de nouvelles hausses.

Lors d’une décision très attendue, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé son principal taux d’intérêt d’un quart de point à 2,5% le 2 mars 2006. Il s’agit de la seconde hausse en moins de trois mois (après une hausse d’un quart de point en décembre). La BCE a justifié cette nouvelle hausse en invoquant les pressions inflationnistes croissantes dans une économie de la zone euro dont l’amélioration se confirme. 

Le coût de l’emprunt dans la zone euro est désormais à son niveau le plus élevé depuis trois ans.

Dans sa dernière prévision, la BCE a indiqué une croissance économique de la zone euro de 1,9% en 2006. Ce chiffre s’élevait à 1,4% en 2005. L’inflation dans la zone euro devrait rester en dessous du plafond établi par la BCE de 2% en 2006 et 2007.

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a indiqué l’intention de la BCE de procéder à de nouvelles hausses. Il a souligné que la banque est prête à intervenir dès qu’elle le juge nécessaire. « Les taux d’intérêt sur l’ensemble du spectre des maturités demeurent encore à de très bas niveaux, » a-t-il indiqué. « La BCE a une politique monétaire stimulante. Je n’ai aucun doute là-dessus. » 

La hausse des taux était largement prévue après que l’Allemagne a déclaré le 2 mars 2006 que ses ventes au détail avaient connu une hausse surprenante de 2,7% en janvier, indiquant une relance de la consommation dans la principale économie de la zone euro.

Par ailleurs, l’Italie a réagi à cette hausse en prévenant que la relance déjà fragile de son économie pourrait de nouveau être suspendue en raison de cette hausse des taux. La Ligue du Nord, membre de la coalition au pouvoir en Italie, a réaffirmé son intention de lutter pour un retour à la lire. 

Pour sa part, Eurochambres doute du fait que la décision de la BCE permette véritablement de relancer la croissance dans l’UE et met en garde contre « des hausses des taux d’intérêt qui menacent la récente relance de l’économie. »