La Commission perquisitionne le siège social de Temu dans le cadre d'une enquête sur les subventions étrangères

La porte-parole de la Commission chargée de la concurrence, Arianna Podesta, a confirmé jeudi à Euractiv l'opération menée sans toutefois nommer l'entreprise.

EURACTIV.com
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Le logo Temu s'affiche sur l'écran d'un téléphone portable pour illustrer la photo. Cracovie, Pologne, le 4 octobre 2025. [Beata Zawrzel/NurPhoto via Getty Images]

La Commission européenne a perquisitionné le siège social de Temu à Dublin la semaine dernière, craignant que le géant chinois du commerce électronique à bas prix ne bénéficie de subventions déloyales de la part de la Chine.

Bloomberg a été le premier média à relayer l’information mercredi. La porte-parole de la Commission chargée de la concurrence, Arianna Podesta, a confirmé jeudi à Euractiv que « la Commission a procédé à une inspection inopinée dans les locaux d’une entreprise active dans le secteur du commerce électronique dans l’UE », sans toutefois la nommer.

Mme Podesta a précisé que la perquisition avait été menée « en vertu du règlement sur les subventions étrangères ».

Ces nouvelles règles en matière de subventions sont en vigueur depuis 2023 afin de lutter contre les distorsions ou les comportements anticoncurrentiels causés par les subventions étrangères dans l’UE. La Commission est seule responsable de l’application de ces règles.

Les pays de l’UE ont pris des mesures à l’encontre des entreprises chinoises de commerce électronique telles que Temu, Shein et Alibaba après que les autorités françaises de la concurrence ont découvert que Shein vendait des produits dangereux.

Depuis lors, les pays ont demandé à la Commission de prendre des mesures coercitives plus strictes à l’encontre de ces plateformes en vertu des règles de l’UE en matière de sécurité numérique et des produits.

Temu n’a pas répondu à la demande de commentaires d’Euractiv au moment de la rédaction de cet article.