Les Pays-Bas vont réduire de moitié les émissions d’azote malgré l’opposition des agriculteurs
Le gouvernement néerlandais ne cédera pas sur son objectif de réduction de moitié des émissions d’azote d’ici 2030, et ce en dépit des protestations des agriculteurs, a confirmé le média néerlandais NL Times.
Le gouvernement néerlandais ne cédera pas sur son objectif de réduction de moitié des émissions d’azote d’ici 2030, et ce en dépit des protestations des agriculteurs, a confirmé le média néerlandais NL Times.
Les organisations d’agriculteurs espéraient obtenir un report de l’échéance à 2035, mais le gouvernement a refusé de fléchir. Cette information a été communiquée par le cabinet lors des consultations de mercredi avec les agriculteurs et a été confirmé le Premier ministre du pays, Mark Rutte. Les agriculteurs ont également fait part de leur opposition à la valeur critique de dépôt, qui correspond à la limite établie pour la quantité d’azote qu’une réserve naturelle peut supporter.
Le gouvernement tente également d’obtenir l’autorisation pour les déclarants PAS (programmatische aanpak stikstof, approche programmatique de l’azote). Il s’agit d’agriculteurs qui n’avaient pas besoin de permis dans le cadre de l’ancienne politique en matière d’azote pour — par exemple — la construction d’une nouvelle grange.
Cette politique a pris fin en 2019, ce qui signifie que tous les agriculteurs possédant ces permis travaillaient aujourd’hui dans l’illégalité. Le gouvernement examinera « comment tout dommage peut être compensé si les permis ne sont pas accordés », a confié Johan Remkes, médiateur sur le dossier azote, à NOS.
Les agriculteurs ont assisté à la réunion après avoir reçu la garantie que leurs demandes seraient examinées, mais ils n’ont pas présenté d’excuses pour les manifestations qui ont eu lieu cet été — notamment le déversement d’amiante sur les autoroutes et la manifestation devant le domicile de la ministre de l’Environnement chargée de la politique en matière d’azote Christianne van der Wal.
Le cabinet n’a pas non plus demandé d’excuses de leur part, a indiqué Bart Kemp de l’organisation agricole Agractie au média néerlandais ANP.
« Nous avons toujours dit que l’action devait se dérouler dans les limites de l’État constitutionnel démocratique », a ajouté M. Kemp.
Les discussions ont permis de commencer à « ne pas se dresser les uns contre les autres dans une attitude agressive, mais dans une attitude détendue », a déclaré Mme van der Wal.