L’Espagne défend une meilleure gouvernance de la zone euro
Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, a assuré que l’Espagne était cohérente vis-à-vis de sa demande aux partenaires européens pour « une meilleure gouvernance de la zone euro ». Un article d’Euroefe.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, a assuré que l’Espagne était cohérente vis-à-vis de sa demande aux partenaires européens pour « une meilleure gouvernance de la zone euro ». Un article d’Euroefe.
L’idée d’une réforme de la zone euro semble de plus en plus probable sous la houlette du couple franco-allemande. Maintenant, l’Espagne, habituellement discrète sur le sujet, s’attèle aussi à défendre des propositions ambitieuses.
« Ce que nous demandons est ce que nous avons toujours demandé : une meilleure gouvernance de la zone euro qui inclut des éléments d’une union fiscale, d’une union bancaire en plus de l’union économique et monétaire qui existe déjà », a déclaré Alfonso Dastis, à son arrivée au Conseil des ministres de l’UE.
Le quotidien El País a avancé le 15 mai que le gouvernement espagnol avait présenté à Bruxelles un nouveau document sur l’avenir de la zone euro dans lequel il réclame un budget anticrise, une assurance chômage commune, des euro-obligations et la finalisation de l’union bancaire avec une mutualisation des risques, « dans le sillage des propositions du président français Emmanuel Macron », assure le journal.
« Je ne m’arrêterai pas sur un élément en particulier », a répondu le ministre, interrogé à Bruxelles sur la demande d’euro-obligations.
La chancelière allemande, Angela Merkel, rejette l’idée des euro-obligations et ne voit aucune raison de modifier le Pacte de stabilité et de croissance. Lorsque les journalistes à Bruxelles lui ont rappelé cette opposition allemande, le ministre espagnol a répondu « nous verrons ».
« De notre côté, nous n’avons pas changé d’avis, c’est ce que nous défendons depuis quelques temps. Nous avons déjà apporté plusieurs contributions et nous continuons sur cette voie », a-t-il assuré.