L’INSEE prévoit un léger recul du PIB pour fin 2022
L’activité économique française devrait accuser une baisse de 0,2 % pour le quatrième trimestre de l’année 2022, selon l’institut français de statistique publique pour lequel il n'est pas pour autant question de récession.
L’activité économique française devrait accuser une baisse de 0,2 % pour le quatrième trimestre de l’année 2022, selon l’institut français de statistique publique pour lequel il n’est pas pour autant question de récession.
Dans une note de conjoncture publiée jeudi (15 décembre), l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) explique que la croissance française a ralenti lors du troisième trimestre 2022 (+ 0,2 %), notamment en raison des tensions sur le marché, provoquées par les « prix élevés pour beaucoup de matières premières et de craintes sur les approvisionnements en énergie ».
« L’investissement des entreprises […] a constitué la seule contribution d’ampleur à la progression de la demande intérieure », notamment grâce au plus grand nombre d’achats de véhicules. Au contraire, les importations de biens et les dépenses élevées des touristes français à l’étranger ont alimenté le ralentissement constaté par l’INSEE.
Aussi, la production industrielle subit « d’importantes contraintes », essentiellement dues à la hausse des prix de l’énergie. Les grèves dans les raffineries ont, « de façon plus ponctuelle » et avec les problèmes constatés dans le parc nucléaire français, pesé sur l’activité économique des raffineurs.
Pour le quatrième trimestre de 2022 donc, l’INSEE table sur un recul léger, -0,2 %, notamment dû au ralentissement de l’industrie, des raffineries, dans « les branches exposées à la hausse des prix de l’énergie » et dans « l’hébergement-restauration, en nette contraction ».
Du côté des ménages, leur consommation devrait baisser de 0,7 %, surtout à cause d’une « consommation d’énergie très en retrait ». Deux raisons à cela : les efforts de sobriété d’une part, et les températures plus élevées que les moyennes de saison en octobre dernier.
Cela n’emportait pas la France dans le sillon d’une récession, l’INSEE s’attendant à un léger rebond en 2023 (0,1 % au T1 et 0,3 % au T2). Malgré tout, sur l’ensemble de l’année 2022, le PIB français devrait croître de 2,5 %, chiffre de 0,2 point plus bas que les prévisions gouvernementales.
Enfin, l’Institut prévoit une inflation à 6,6 % pour le dernier trimestre de l’année, avant un pic de 7 % pour le début de l’année 2023. Le pouvoir d’achat des ménages subit de l’inflation des produits de grande consommation, dont les prix ont augmenté de 11,7 % sur un an (chiffre pour novembre). Il reprend tout de même des couleurs après deux trimestres de baisse (T1 et T2 2022), avec une évolution positive (+ 0,8 % et + 0,7 %) du « pouvoir d’achat par unité de consommation ».