L’UE cherche à remplacer l’influence énergétique de la Russie en Moldavie

Les négociations en vue d’un accord permettant à l’Union européenne (UE) de devenir le garant énergétique de facto de la Moldavie et de sa région sécessionniste, la Transnistrie, se sont poursuivies au cours du week-end.

EURACTIV.com
Energy crisis in Moldova
Toutefois, depuis le 1er février, Chișinău, soutenue par des fonds de l’UE, fournit du gaz de remplacement à la Transnistrie, qui l’utilise en partie pour produire de l’électricité pour l’ensemble du pays. [EPA-EFE/DUMITRU DORU]

Les négociations en vue d’un accord permettant à l’Union européenne (UE) de devenir le garant énergétique de facto de la Moldavie et de sa région sécessionniste, la Transnistrie, se sont poursuivies au cours du week-end.

Bloomberg a rapporté dimanche que Bruxelles était sur le point de finaliser une solution temporaire à la crise énergétique de la Moldavie, ce qui permettrait au pays et à sa région pro-russe, la Transnistrie, d’entrer davantage dans la sphère d’influence de Bruxelles.

Depuis que le gaz russe a cessé de circuler le 1er janvier 2025, la Transnistrie est privée de gaz pour le chauffage et l’industrie, ce qui oblige la Moldavie à importer d’énormes volumes d’électricité depuis la Roumanie.

Toutefois, depuis le 1er février, Chișinău, soutenue par des fonds de l’UE, fournit du gaz de remplacement à la Transnistrie, qui l’utilise en partie pour produire de l’électricité pour l’ensemble du pays. L’accord couvrait les 10 premiers jours de février.

Puis, le 4 février, la Commission est intervenue en proposant un accord de soutien de 250 millions d’euros sur deux ans à la Moldavie, dont 60 millions d’euros pour aider à garantir l’approvisionnement en énergie des Transnistriens.

En contrepartie, la Transnistrie doit améliorer la situation des droits humains dans la région et ne peut utiliser les fonds pour des industries énergivores.

Si une solution structurelle est trouvée, elle représentera un changement d’influence décisif dans la région, et Moscou devra céder sa place à Bruxelles.

Contre toute attente, le dirigeant autoproclamé de la région séparatiste, Vadim Krasnoselsk, a remercié la semaine dernière la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et les autorités moldaves pour leurs efforts en vue d’aider le territoire russophone.

Un blogueur local a noté qu’au cours de la semaine, la télévision transnistrienne a diffusé le journal télévisé de l’État moldave et des émissions sportives en roumain pour la première fois depuis 30 ans.

(AM)