L’UE fournira une assistance macro-financière de 5 milliards d’euros à l’Ukraine
Tous les États membres de l’UE, à l’exception de la Hongrie, ont accepté de garantir une aide macro-financière supplémentaire de 5 milliards d’euros sous forme de prêts à long terme à l’Ukraine, a appris EURACTIV.
* Mis à jour avec des commentaires additionnels de la Commission européenne
Tous les États membres de l’UE, à l’exception de la Hongrie, ont accepté de garantir une aide macro-financière supplémentaire de 5 milliards d’euros sous forme de prêts à long terme à l’Ukraine, a appris EURACTIV.
La Commission devrait présenter une proposition formelle sur ce sujet la semaine prochaine, malgré la résistance du gouvernement hongrois, selon des sources au fait du dossier.
À la fin de la semaine prochaine, les ministres de l’économie de l’UE devraient signer une déclaration politique en faveur des 5 milliards d’euros d’assistance macro-financière (AMF) lorsqu’ils se réuniront à Prague pour une réunion informelle du Conseil.
Le dispositif devrait ensuite être formellement adopté lors du Conseil des Affaires Générales qui se tiendra le 20 septembre à Bruxelles.
Interrogée par EURACTIV, la Commission européenne a confirmé que sa proposition de 5 milliards d’euros de prêts AMF pour l’Ukraine pourrait être présentée la semaine prochaine.
« Dès que la proposition de la Commission sera adoptée, elle sera examinée par le Parlement européen et le Conseil », a déclaré un porte-parole de la Commission.
Les 5 milliards d’euros convenus par les États membres au niveau opérationnel vendredi (2 septembre) font partie de l’aide macro-financière de 9 milliards d’euros que la Commission européenne a annoncée en mai. Toutefois, suite à des doutes sur la méthode de financement de l’aide fiscale de l’UE, seul un milliard d’euros de cette assistance macro-financière avait fait l’objet d’un accord formel jusqu’à présent.
Le milliard d’euros qui a été convenu cet été a été soutenu par des garanties du budget de l’UE. Toutefois, en raison des contraintes budgétaires, il lui est impossible de financer le reste.
3 milliards d’euros toujours en discussion
Les 8 milliards d’euros restants doivent donc être assurés par des garanties financières des États membres, ce qui a donné lieu à des discussions complexes sur le montant que chaque État membre mettrait à disposition.
Selon plusieurs sources, le gouvernement allemand était opposé à l’octroi de prêts supplémentaires à l’Ukraine en raison du risque de défaillance du gouvernement ukrainien. Il a plutôt plaidé pour des subventions qui ne seraient pas appelées à être remboursées par l’Ukraine. En outre, l’Allemagne avait unilatéralement promis de soutenir l’Ukraine à hauteur d’un milliard d’euros au début de l’année et voulait que cette promesse soit comptabilisée dans sa contribution à l’assistance macro-financière de l’UE pour l’Ukraine.
Si l’Allemagne et tous les autres États membres, à l’exception de la Hongrie, semblent désormais être d’accord pour accorder une aide macro-financière supplémentaire de 5 milliards d’euros à l’Ukraine, il manque encore 3 milliards d’euros pour atteindre le total promis.
Les discussions sur les 3 milliards d’euros restants sont toujours en cours avec les États membres, lesquels sont en désaccord sur la forme qu’ils doivent prendre : dons ou prêts.
« Nous poursuivons notre travail sur les 3 milliards d’euros restants du paquet d’AMF de 9 milliards d’euros pour l’Ukraine », a déclaré un porte-parole de la Commission à EURACTIV.
Selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI) au début de cette année, le gouvernement ukrainien a besoin d’un soutien financier d’environ 5 milliards d’euros par mois pour rester solvable. S’il n’obtient pas un soutien financier suffisant, il pourrait être contraint de monétiser son déficit, ce qui entraînerait un risque d’inflation galopante.