Qatargate : Eva Kaili fait une nouvelle demande de libération
L’ancienne vice-présidente du Parlement européen Eva Kaili, arrêtée dans le cadre de l’enquête sur le scandale du « Qatargate », sera à nouveau entendue par la justice belge le 19 janvier prochain au sujet de sa demande de libération.
L’ancienne vice-présidente du Parlement européen Eva Kaili, arrêtée dans le cadre de l’enquête sur le scandale du « Qatargate », sera à nouveau entendue par la justice belge le 19 janvier prochain au sujet de sa demande de libération.
Eva Kaili et son compagnon Francesco Giorgi sont incarcérés depuis le 9 décembre 2022. Tous deux sont accusés de participation à une organisation criminelle, de corruption et de blanchiment d’argent dans le cadre du Qatargate — un scandale de corruption qui a ébranlé le Parlement européen.
La demande de libération de son compagnon sera réexaminée le 26 janvier. Celle d’Antonio Panzeri, dont il était le bras droit, le sera quant à elle mardi prochain (17 janvier).
Dans son premier témoignage aux autorités belges, rendu public jeudi (12 janvier) par la chaîne de télévision Skai, l’eurodéputée grecque a nié toute implication dans le scandale et a rejeté la faute sur son compagnon, M. Giorgi.
En décembre, lorsqu’elle avait été informée de l’arrestation de ce dernier, elle a appelé son père, qui se trouvait à Bruxelles, et lui a demandé de se rendre chez elle pour récupérer une valise qui, selon elle, appartenait au « cerveau » présumé du Qatargate, Antonio Panzeri.
Interrogée par les autorités belges pour savoir si elle savait qu’il y avait de l’argent dans la valise, Mme Kaili a répondu qu’elle s’en était effectivement rendu compte en l’ouvrant.
« Je savais que [Francesco] Giorgi gardait dans notre appartement quelque chose qui appartenait à M. Panzeri », a-t-elle déclaré.
Elle a également laissé entendre que M. Panzeri avait profité de l’immunité d’eurodéputée dont elle jouissait pour cacher son argent chez elle.
Une libération possible ?
Une source proche du dossier a confié à EURACTIV que, avec toutes les accusations contre Mme Kaili, il serait difficile pour ses avocats de prouver qu’elle n’est pas impliquée dans l’affaire de blanchiment d’argent.
Cette même source a ajouté que, pour le moment du moins, les chances de libération conditionnelle de Mme Kaili avant le procès étaient plutôt faibles.
Parallèlement, des informations parues dans la presse suggèrent que les autorités belges examinent également ses activités parlementaires dans les domaines du numérique et de la technologie, où elle a été très active au cours de ces dernières années.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]