Semaine test pour le gouvernement Valls
La présentation des réformes de la loi Macron attendue mercredi cristallise à la fois espoirs et tensions.
La présentation des réformes de la loi Macron attendue mercredi cristallise à la fois espoirs et tensions.
Le premier ministre, Manuel Valls, est venu défendre sa politique sur France 2 dimanche 7 décembre, à la veille de la présentation de la loi Macron, un texte décisif pour le gouvernement.
Le texte, qui sera présenté mercredi en conseil des ministres, prévoit un certain nombre de réformes réclamées de longue date par la Commission européenne. Des réformes peu coûteuses pour le budget de l’État, mais qui rencontrent une ferme opposition notamment chez les premiers concernés, les professions règlementées. Les notaires ont d’ailleurs prévu de manifester mercredi 10 décembre.
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Selon une enquête réalisée pour Les Echos et Radio Classique par Odoxa, les Français voteraient à 58 % pour la loi Macron s’ils pouvaient le faire, et 41 % contre. Ce projet de loi présenté par le gouvernement socialiste mais d’inspiration libérale serait adopté presque autant par les sympathisants de gauche (55?%) que par ceux de droite (61?%).
Oui à 70 % pour l’ouverture des magasins le dimanche
Les personnes sondées disent aujourd’hui oui à l’ouverture des magasins le dimanche, l’une des mesures phares du texte, à 70?% contre 52?% en septembre 2008. Et ils sont favorables à 64?% à ouvrir à la concurrence les professions réglementées comme les notaires, les huissiers et les avocats. Le soutien à ces deux mesures est très majoritaire à gauche comme à droite, selon Les Echos.
Par ailleurs, selon l’enquête commandée par le journal économique, six Français sur dix (62?%) estiment que le nouveau ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, ancien conseiller de François Hollande, est un «?bon?» ministre.
« ?Le jeune ministre assumant son social-libéralisme réussit le tour de force d’être très populaire à gauche (70?%) et à droite (56?%)?», souligne Gaël Sliman, président d’Odoxa.
Jugement très négatif de la politique économique actuelle
Une bienveillance dont ne bénéficie pas le reste du gouvernement, étrangement. La politique économique atteint en effet un niveau historique d’impopularité?: 86?% des personnes interrogées par Odoxa la jugent «?mauvaise ». La question de l’emploi semble représenter un problème majeur dans le jugement que les Français portent sur le gouvernement.
Manuel Valls a tenté de défendre son bilan et ses réformes, en assurant le 7 décembre qu’il était « convaincu que le pacte de responsabilité sera une réussite ».
Il a rappelé que des accords avaient été passés avec les partenaires sociaux dans une demi-douzaine de branches, et qu’un autre, dans l’assurance, représenterait 28.000 emplois.
« D’autres sont possibles très vite (…) et donc j’espère qu’avant la fin de l’année 2014 plus de la moitié des salariés dans les branches seront ainsi concernés par ces accords. »
L’UMP a critiqué cette intervention dans un communiqué, dénonçant l’absence « d’ initiative nouvelle », de « proposition concrète » et de « perspectives de redressement».