Zone euro : le PIB moyen en hausse de 0,4 % au premier trimestre

La zone euro a enregistré une croissance de 0,4 % au premier trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent, contre 0,3 % pour l’UE, selon Eurostat.

EURACTIV.com
Paris
Les chiffres d'Eurostat publiés mercredi montrent une hausse sur un an de 1,2 % du PIB dans la zone euro et de 1,4 % dans les 27 États membres de l'UE. [Getty Images/Silas Stein_Picture alliance]

La zone euro a enregistré une croissance modeste de 0,4 % au premier trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent, contre 0,3 % pour l’Union européenne, selon des estimations préliminaires publiées par Eurostat mercredi 30 avril. Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte économique mondial marqué par l’incertitude, en raison notamment de la guerre commerciale lancée par Donald Trump.

Les chiffres d’Eurostat publiés mercredi montrent une hausse sur un an de 1,2 % du PIB dans la zone euro et de 1,4 % dans les 27 États membres de l’UE.

L’Irlande est le pays qui a enregistré la meilleure performance au cours des trois premiers mois de 2025, avec une croissance de 3,2 % par rapport au trimestre précédent. L’Espagne et la Lituanie suivent, affichant chacune une progression de 0,6 %.

Les puissances économiques européennes traditionnelles ont quant à elles connu des difficultés.

L’Allemagne, souvent considérée comme le pilier économique de la zone euro, n’a enregistré qu’une croissance de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, et affiche même une contraction de 0,2 % sur un an.

Selon l’Institut Ifo de Munich, l’économie allemande pourrait connaître un nouveau ralentissement au cours de l’été. Les économistes évoquent un effet ponctuel lié à l’anticipation des droits de douane américains entrés en vigueur en mars, qui aurait stimulé temporairement les achats à l’export.

La France s’en est légèrement mieux sortie avec une croissance de 0,8 % en glissement annuel au premier trimestre de cette année, mais n’a enregistré qu’une croissance de 0,1 % par rapport au dernier trimestre 2024.

La faiblesse de la consommation des ménages pèse sur l’activité. Selon l’INSEE, la demande intérieure — en particulier dans les secteurs de l’énergie, des biens technologiques et de l’alimentation — est tombée à son niveau le plus bas depuis la crise financière de mars, comparée au trimestre précédent.

Bien qu’il s’agisse d’estimations préliminaires basées sur des données incomplètes, ces résultats sont en ligne avec les dernières prévisions révisées du Fonds monétaire international (FMI), qui table sur une croissance annuelle de 0,8 % pour la zone euro. Ils confirment également la tendance signalée par l’indice PMI (Purchasing Managers’ Index), qui fait état d’une stagnation de l’activité économique en avril.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]