Almunia veut montrer que le pacte de stabilité n'est pas mort [FR]

Les prévisions pessimistes de la Commission sur l'évolution du déficit italien viennent rappeler que l'exécutif bruxellois n'entend pas se résoudre à la mort annoncée du pacte de stabilité.

Les prévisions pessimistes de la Commission sur l’évolution du déficit italien viennent rappeler que l’exécutif bruxellois n’entend pas se résoudre à la mort annoncée du pacte de stabilité.

Selon les prévisions établies par la Commission européenne, l’Italie devrait afficher un déficit budgétaire de 3,6% en 2005, et de 4,6% en 2006. L’exécutif européen se montre ici plus pessimiste que le gouvernement de Rome.

La Commission suit avec beaucoup de vigilance l’évolution du déficit italien. En 2003, Eurostat avait refusé de valider les prévisions du gouvernement italien pour l’année suivante – Rome annonçant alors un déficit de 3% pour 2004.

« Nous allons devoir prendre des mesures dans le cas de l’Italie. Quand ? Le plus tôt possible, mais avant toute chose je veux savoir de façon précise ce qui s’est passé, et ce qui se passe actuellement, au niveau des finances publiques italiennes », a indiqué le Commissaire aux affaires économiques et monétaires, Joaquín Almunia.

Réagissant aux critiques ayant accompagné l’annonce de la prochaine réforme du pacte de stabilité, le Commissaire Almunia a par ailleurs déclaré : « Au cours des prochaines semaines, j’espère pouvoir, en appliquant strictement le pacte, donner tort à ceux qui pensent que l’accord intervenu à la fin du mois de mars sonne le glas du pacte de stabilité. »