Covid : l'Italie interdit l'utilisation d'un lot d'AstraZeneca
"Suite aux informations sur certaines réactions indésirables graves (...), l'AIFA a décidé à titre de précaution d'interdire l'utilisation de ce lot dans tout le pays", a annoncé l'agence dans un communiqué publié sur son site.
L’Italie a décidé jeudi d’interdire à titre de précaution l’utilisation d’un lot de vaccins anti-Covid d’AstraZeneca/Oxford en raison de craintes liées à la formation de caillots de sang, a indiqué l’Agence italienne du médicament (AIFA).
« Suite aux informations sur certaines réactions indésirables graves (…), l’AIFA a décidé à titre de précaution d’interdire l’utilisation de ce lot dans tout le pays », a annoncé l’agence dans un communiqué publié sur son site.
L’AIFA a précisé ne pas exclure d’autres mesures si nécessaire, en coordination avec l’Agence européenne des médicaments (EMA), basée à Amsterdam.
L’AIFA a souligné par ailleurs qu’aucun lien de cause à effet n’avait été établi pour le moment entre l’administration du vaccin d’AstraZeneca et certaines réactions graves constatées chez des personnes vaccinées.
L’Autriche a cessé lundi d’administrer un lot de ces vaccins après le décès d’une infirmière de 49 ans suite à de « graves troubles de la coagulation » quelques jours après avoir été vaccinée, malgré des déclarations rassurantes de l’EMA et du fabricant.
Le lot suspendu en Italie a pour référence ABV2856, et est donc différent de celui suspendu lundi par l’Autriche (ABV5300). Dans un communiqué précédent, l’AIFA avait indiqué que ce lot n’était pas distribué en Italie.
Quatre autres pays européens – l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie et le Luxembourg – ont suspendu après l’Autriche les vaccinations avec des doses provenant de ce lot d’un million de doses, livré dans 17 pays.
La Roumanie a elle annoncé jeudi soir suspendre la vaccination avec 4.200 doses AstraZeneca provenant du même lot que celui suspendu en Italie.
« Nous prenons cette mesure par extrême précaution, sans qu’aucune raison scientifique ne nous y ait contraint en Roumanie », a précisé le Centre national de vaccination jeudi à Bucarest.
Le Danemark, la Norvège et l’Islande sont pour leur part allés plus loin jeudi en suspendant l’utilisation du vaccin AstraZeneca.
La France a en revanche jugé que cela n’était pas justifié.
La position de l’EMA à ce stade est qu’ « il n’y a actuellement aucune indication selon laquelle la vaccination a provoqué ces conditions, qui ne sont pas répertoriées comme effets secondaires de ce vaccin. »
Au cours d’un entretien téléphonique jeudi avec le Premier ministre italien Mario Draghi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a indiqué que l’EMA avait lancé « une nouvelle enquête accélérée » sur d’éventuels « liens entre les cas de thrombose enregistrés en Europe et l’administration du vaccin AstraZeneca », selon la présidence du Conseil italien.