Deux dirigeants indépendantistes catalans en détention préventive
Contrairement au chef de la police catalane, les deux représentants des plus importantes associations indépendantistes ont été mis en détention préventive pour sédition. C’est ce qu’a décidé lundi une juge espagnole en raison de leur rôle dans les manifestations du 20 septembre. Un article de notre partenaire, Ouest-France.
Contrairement au chef de la police catalane, les deux représentants des plus importantes associations indépendantistes ont été mis en détention préventive pour sédition. C’est ce qu’a décidé lundi une juge espagnole en raison de leur rôle dans les manifestations du 20 septembre. Un article de notre partenaire, Ouest-France.
Une juge de l’Audience nationale espagnole a ordonné lundi le placement en détention préventive des chefs des deux plus importantes associations indépendantistes catalanes, inculpés de sédition, a-t-on appris de sources judiciaires.
Lundi soir, le porte-parole du gouvernement séparatiste catalan a qualifié de « provocation de l’État espagnol » ce placement en détention provisoire. « L’État joue à provoquer (…) mais que les gens ne tombent pas dans la provocation », a dit Jordi Turull en disant comprendre « l’indignation » alors que ces deux dirigeants, Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, n’ont fait selon lui qu’appeler à des manifestations pacifiques.
« Prisonniers politiques »
« L’Espagne emprisonne des dirigeants issus de la société civile pour avoir organisé des manifestations pacifiques. Nous avons à nouveau, tristement, des prisonniers politiques », a aussi déclaré sur son compte Twitter le président indépendantiste catalan Carles Puigdemont.
Spain jails Catalonia's civil society leaders for organising peaceful demonstrations. Sadly, we have political prisoners again
— krls.eth / Carles Puigdemont (@KRLS) October 16, 2017
Jordi Sánchez et Jordi Cuixart, qui comparaissaient lundi pour la deuxième fois devant ce tribunal chargé notamment des affaires de sécurité nationale, sont inculpés de sédition pour avoir convoqué et encouragé des centaines de manifestants le 20 septembre, empêchant durant des heures la sortie d’agents de la police nationale qui perquisitionnaient des bureaux du gouvernement catalan à Barcelone.
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