Des produits alimentaires empoisonnés en Grèce
En pleine période de Noël, Unilever, Coca-Cola, Nestlé et Delta ont décidé de retirer certains produits des supermarchés d’Athènes après qu’un groupe d’anarchistes assure les avoir empoisonnés.
En pleine période de Noël, Unilever, Coca-Cola, Nestlé et Delta ont décidé de retirer certains produits des supermarchés d’Athènes après qu’un groupe d’anarchistes assure les avoir empoisonnés.
Le 19 décembre, la police grecque a été alarmée par une publication sur le site d’un groupe d’anarchistes extrémistes. Le groupe assurait avoir contaminé des aliments avec de la javel et de l’acide chlorhydrique, et se préparer à les remettre en circulation entre le 22 décembre et le 5 janvier dans les supermarchés de la capitale grecque.
La menace ayant été jugée dangereuse et plausible, le dossier a immédiatement été référé au département antiterroriste. L’agence de sécurité alimentaire a également été saisie.
Les auteurs du texte ont décrit précisément les produits qu’ils avaient empoisonnés et ont souligné que leur objectif principal était de « saboter » des entreprises spécifiques en forçant le retrait de leur produit de la vente pendant deux semaines. Ils ont insisté qu’ils ne voulaient pas que les consommateurs souffrent de la contamination.
Le groupe, qui se baptise « Nemesis verte », a affirmé avoir empoisonné plus de cent packs de lait, sodas et sauces, pour imposer des « dommages financiers » à trois multinationales, Coca-Cola, Nestlé, Unilever, et le grand groupe grec laitier Delta. « Nemesis verte » avait déjà revendiqué une telle action en 2013, contraignant deux multinationales à procéder à des retraits de produits.
Dans un communiqué commun, les multinationales visées ont annoncé le retrait immédiat « à titre préventif » des produits cités par le groupe. Delta a dit avoir pris la même mesure, déplorant les dommages ainsi infligés aux producteurs « et au final à toute la société grecque » en pleine crise économique.