Le Parlement appelle les États membres à avancer sur l'environnement
Le Parlement européen vient d'adopter un rapport en faveur d'une mise en œuvre plus efficace des règles européennes sur l'environnement dans les différents Etats membres de l'UE.
Le Parlement européen vient d'adopter un rapport en faveur d'une mise en œuvre plus efficace des règles européennes sur l'environnement dans les différents Etats membres de l'UE.
Une vaste majorité des parlementaires européens ont adopté le rapport « Bien vivre dans les limites de notre planète ». Ce document fixe les grandes orientations de la politique environnementale à l'horizon 2020 dans l'UE. Il devra ensuite passer sur la table du Conseil des ministres.
Ce 7e programme d’action aborde la gestion de l'eau, le changement climatique ainsi que la « croissance verte ».
Les défenseurs de l'environnement regrettent que de nombreux États membres relèguent la politique sur l'environnement au second plan. Les chefs d'État et de gouvernement expliquent qu'ils ont des difficultés à équilibrer leur budget en ces temps de crise de la dette souveraine. Les eurodéputés insistent toutefois sur le fait que ces mesures auront des effets positifs.
« L’action en faveur de l’environnement entraîne certes des coûts, tout comme l'inaction d'ailleurs, mais aussi des bénéfices que les finances publiques et les investisseurs privés ne peuvent ignorer dans la période actuelle », indique Gaston Franco, l'eurodéputé français en charge du programme au Parlement.
Le membre du Parti populaire européen demande d’aborder les défis climatiques bien à l’avance, grâce à une législation multisectorielle.
« C’est la raison pour laquelle la préoccupation environnementale ne doit plus être la variable d’ajustement, mais doit s’intégrer, très en amont, dans les différentes politiques sectorielles », affirme-t-il.
Lors d'une conférence sur le climat organisée le 24 octobre par le European Policy Centre, le directeur de l'Agence européenne pour l'environnement, Hans Bruyninckx, abondait dans ce sens.
« Nous devons intégrer les questions sur le climat dans un cadre politique plus large », a-t-il affirmé. « Sinon, l'environnement pourrait perdre face aux arguments économiques », a-t-il ajouté, en faisant référence à certaines entreprises qui opposent les arguments environnementaux à ceux économiques.
Gaston Franco appelle également le reste du monde à assumer ses responsabilités en matière d'environnement.
« Mais l’Union doit obtenir des pays tiers qu’ils s’engagent tout autant qu’elle dans ce domaine. Se contenter d’engagements unilatéraux ne serait pas perçu comme juste par les entrepreneurs européens, et découragerait leurs activités sur le territoire de l’Union », conclut l’eurodéputé français.