Les pays hors zone euro refusent de payer pour la Grèce
En dehors de la zone euro, de nombreux pays dont les scandinaves s'oppose aux financements supplémentaires qui pourraient être alloués à la Grèce. Ce qui risque de bloquer un recours au Mécanisme européen de stabilité financière.
En dehors de la zone euro, de nombreux pays dont les scandinaves s’oppose aux financements supplémentaires qui pourraient être alloués à la Grèce. Ce qui risque de bloquer un recours au Mécanisme européen de stabilité financière.
Tout comme leur homologue britannique, George Osborne, les ministres des Finances danois et suédois ont déclaré le 14 juillet que le financement temporaire de la Grèce ne devrait pas puiser dans le fonds d’urgence européen. Il semblerait qu’Andrej Babiš, le ministre tchèque, partage également cette opinion.
Le 14 juillet, George Osborne a expliqué qu’il bloquerait toute initiative de l’UE d’inclure de l’argent britannique au nouveau programme d’aide à la Grèce.
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Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, avait proposé d’utiliser le fonds du mécanisme européen de stabilité financière (MESF) comme garantie des prêts à court terme consentis à la Grèce. Le MESF est un programme de financement d’urgence qui peut fournir jusqu’à 60 milliards d’euros à n’importe quel État membre.
L’Eurogroupe a en outre envisagé d’utiliser ce fonds pour le financement temporaire de la Grèce, en attendant l’entrée en vigueur du troisième plan de sauvetage. Le 20 juillet, la Grèce doit en effet rembourser 7 milliards d’euros à la Banque centrale européenne (BCE).
Comme le fonds s’applique à l’ensemble de l’Union, et pas seulement aux pays de la zone euro, il ne peut pas être utilisé sans l’accord de tous les pays membres.
Les précédents Irlande et Portugal
En 2010, le Premier ministre britannique, David Cameron, avait obtenu que le MESF ne soit plus utilisé pour le renflouement des pays de la zone euro. Avant cela, celui-ci avait en effet été utilisé pour l’Irlande et pour le Portugal.
Les 19 pays utilisant la monnaie unique devraient alors endosser seuls la responsabilité des renflouements, grâce à un autre instrument d’urgence, le mécanisme européen de stabilité (MES).
À son arrivée à la réunion du Conseil des ministres des Finances le 14 juillet, Magdalena Andersson, la ministre suédoise, a mentionné l’accord négocié en 2010 par David Cameron en affirmant que le financement temporaire de la Grèce devrait être assuré par le MES.
« Je m’attends à ce que cet accord soit respecté », a-t-elle déclaré. En ce qui concerne un prêt suédois à Athènes, Magdalena Andersson a expliqué qu’elle écoutera les suggestions des pays de la zone euro avec attention.
« S’ils discutent de la Grèce et de sujets liés à tous les pays de l’UE, même ceux qui ne font pas partie de la zone euro, nous devons voir ce qu’ils proposent, mais il existe aussi d’autres possibilités, comme l’assistance technique. Il y a d’autres façons d’aider », a-t-elle ajouté.
Claus Hjort Frederiksen, le ministre danois des Finances, partage ce point de vue et a expliqué que Copenhague n’était pas encore en mesure de soutenir l’utilisation du MESF pour la Grèce.
« Nous n’avons pas pris part aux négociations donc je dois encore voir ce que l’Eurogroupe propose, ensuite nous prendrons une décision », a-t-il indiqué.
Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission et responsable de l’euro et du dialogue social, a confirmé que les ministres des Finances se penchaient sur plusieurs solutions possibles pour le financement temporaire de la Grèce, notamment l’utilisation du fonds du MESF.
« Je peux confirmer que plusieurs non-membres de la zone euro ont exprimé des inquiétudes. Nous devons donc également tenir compte de cela. Il s’agit à présent de déterminer ce qui constitue la meilleure option », a-t-il déclaré, admettant que « toutes les options sont assez difficiles ».
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