Boris Johnson cède sur les migrants de l’hôpital

Sous la pression de l’opinion, le gouvernement de Boris Johnson accorde le statut de résident permanent aux familles des petites mains de l’hôpital tuées par le Covid-19. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Ouest-France
Hassan Akkad, cinéaste syrien installé à Londres. [<a href="https://twitter.com/hassan_akkad" target="_blank" rel="noopener">[Twitter/Hassan Akkad]</a>]

Sous la pression de l’opinion, le gouvernement de Boris Johnson accorde le statut de résident permanent aux familles des petites mains de l’hôpital tuées par le Covid-19. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Le statut de résident permanent au Royaume-Uni est un maigre réconfort face à la perte d’un être cher, mais cela peut sécuriser l’avenir de certaines familles. Le « plan de deuil » arrêté par les autorités britanniques pour les travailleurs étrangers du National Health Service (NHS) octroyait initialement ce statut aux proches du personnel de santé tué par le Covid-19… Et à eux seuls. Il excluait, par exemple, les familles des agents de nettoyage et des travailleurs sociaux des hôpitaux.

« Je me sens trahi »

Cette discrimination a provoqué un tollé du Parti travailliste et des syndicats. Quant à la population, elle a été sensibilisée par la vidéo tweetée par Hassan Akkad, cinéaste syrien installé à Londres qui a rejoint les équipes de désinfection d’un hôpital. « Monsieur le Premier ministre, j’ai vraiment apprécié vos applaudissements chaque semaine », expliquait-il. « Cependant, je me sens trahi. Si je meurs en combattant le coronavirus, ma partenaire ne pourra pas obtenir le permis de résidence permanente ».

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