Von der Leyen songe à une nouvelle législation européenne sur l'eau

Von der Leyen pourrait profiter de son discours de la semaine prochaine pour dévoiler un nouveau projet de loi

EURACTIV.com
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, envisage de proposer une nouvelle législation européenne sur l’eau à la suite de la grave sécheresse de cet été, ont indiqué à Euractiv des sources informées des préparatifs de son prochain discours sur l’état de l’Union européenne.

La présidente de l’exécutif européen profite de ce discours annuel sur l’état de l’Union pour définir l’agenda politique de l’année à venir et au-delà, les groupes d’intérêt menant un lobbying intense pour que leurs causes soient mentionnées dans son allocution.

Une éventuelle nouvelle « loi sur l’eau » aurait un champ d’application plus large que l’actuelle directive-cadre sur l’eau, tandis que la « révision ciblée » prévue de cette dernière serait abandonnée, selon deux sources informées par le cabinet de la présidente. Les contours d’une éventuelle nouvelle législation restent toutefois flous.

Contactés par Euractiv, les responsables de la Commission ont refusé de confirmer ou d’infirmer ces informations, même si l’un d’entre eux a reconnu que les conditions météorologiques extrêmes de cet été ont souligné l’importance de la politique de l’eau pour l’exécutif européen.

Plus de clarté la semaine prochaine

L’attention se porte particulièrement sur la manière dont la présidente de la Commission abordera le sujet de la sécheresse dans son discours du 16 septembre, mais certains estiment qu’elle ne pourra pas l’ignorer. « Ursula von der Leyen devra aborder ce qui s’est passé cet été », a déclaré une troisième source à Euractiv.

Outre la destruction des récoltes sur tout le continent, les niveaux d’eau historiquement bas du Danube et du Rhin ont entraîné l’arrêt de réacteurs nucléaires et perturbé le transport fluvial pendant plusieurs semaines.

L’eau occupe une place de plus en plus centrale dans les priorités de la Commission, qui a publié en 2025 une stratégie non contraignante sur la résilience hydrique. Une éventuelle évolution vers une « loi sur l’eau » plus large marquerait un nouveau changement de priorité.

Plutôt que de poursuivre une révision ciblée de la directive-cadre sur l’eau (DCE) – destinée à alléger les contraintes environnementales pour les entreprises minières et autres –, la Commission pourrait chercher à proposer une réponse législative plus large visant à renforcer la résilience hydrique dans l’UE.

La commissaire à l’Environnement, Jessika Roswall, a indiqué que les événements de cet été ont mis en évidence plus que jamais le caractère fondamental de l’agenda de l’UE en matière d’eau.

Pourtant, Roswall a joué un rôle déterminant dans la promotion de la révision ciblée de la DCE, qui, une fois ouverte à l’amendement, pourrait faire l’objet d’une renégociation plus large échappant au contrôle de l’exécutif européen.

Lors d’une conférence sur les procédures d’autorisation qui s’est tenue à Bruxelles le 8 septembre, Pernille Weiss-Ehler, chargée des questions liées à l’eau au sein du cabinet de Roswall, a affirmé que la directive doit encore être affinée.

(rh, aw)